Les Google Cars ont aussi le coup de klaxon automatique

Les Google Cars ont aussi le coup de klaxon automatique
A Google self-driving car travels eastbound on San Antonio Road in Mountain View, Calif. It'll be years before you can ditch your car and rely on a fleet of on-demand driverless vehicles, but the auto revolution will continue to make big strides in 2016. (Photo by Karl Mondon/Bay Area News Group/TNS) *** Please Use Credit from Credit Field ***/sipausa.sipausa_16679027/*** World Rights *** US Newspapers Out ***/1512280610

Par Arnaud Devillard
Sciences & avenir


Les voitures autonomes vont devoir cohabiter un temps avec des véhicules pilotés par des humains. Google entraîne donc ses Google Cars à se signaler automatiquement.

HUMAIN. C’est bien beau, les voitures autonomes, mais que va-t-il se passer quand ces véhicules pilotés par algorithmes et capteurs, censés être infaillibles, seront lâchés sur les routes à grande échelle au milieu de voitures pilotés par des humains ? A priori, beaucoup de problèmes car souvenez-vous, l’erreur est humaine… C’est suite à cette réflexion, clairement exprimée au début de son rapport mensuel (mai 2016) sur le projet des Google Cars autonomes, que Google s’est mis à plancher sur un projet connexe : apprendre à ses voitures autonomes à klaxonner pour se signaler aux automobilistes humains qui se laissent si facilement distraire. Refus (ou oubli) de priorité, angle mort, déboitement subit… dans ce genre de situation, en effet, le premier réflexe de l’automobiliste lambda et d’écraser le klaxon, généralement en un long et douloureux signal sonore de type pachydermique. Les ingénieurs de Google se sont donc mis en tête de récréer ce réflexe, mais avec une certaine mesure dans la mise en œuvre.

L’algorithme des Google Cars émet une sonnerie différente selon la situation

Les voitures ont été mise en situation sur les routes, dans les zones de test habituelles que sont les villes de Mountain View, siège de Google (Californie), Austin (Texas) ou Phoenix (Arizona), avec pour instruction de klaxonner dans les cas de figure périlleux. Mais dans un premier temps, le klaxon n’était audible qu’à l’intérieur de l’habitacle : un ingénieur assis dans la voiture était là pour juger de la pertinence de l’usage de l’avertisseur par la voiture. Il le validait, ou pas, permettant ainsi à l’algorithme de gagner en précision au fur et à mesure.

Depuis, Google ayant estimé que le système était au point, le klaxon est audible par les autres automobilistes. Mais avec un certain raffinement. L’algorithme émet une sonnerie différente selon la situation. Cela va du petit coup de klaxon amical pour se signaler à la voiture de devant qui vient d’entamer une marche arrière, équivalent à « un amical signe de tête » (dixit Google dans son rapport) à la longue sirène affolée en cas de voiture déboulant à toute allure sur l’autoroute sans voir que vous arrivez à son niveau. Mais a priori, Google n’a pas prévu de festival de cornes de brume pour cortège de mariage du samedi. Et ce n’est pas plus mal.

Sabrina Lallemand
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