Premier vol réussi pour la fusée indienne réutilisable

Premier vol réussi pour la fusée indienne réutilisable
This handout photograph taken and released by The Indian Space Research organisation (ISRO)on May 23, 2016, shows a scale version of a "Reusable Launch Vehicle" or RLV-TD as it is readied for launch from Sriharikota on the south-east coast of India on May 14, 2016. India successfully launched on May 23, 2016, its first mini space shuttle as New Delhi's famously frugal space agency joined the global race to make rockets as reusable as airplanes. The shuttle was reportedly developed on a budget of just one billion rupees ($14 million), a fraction of the billions of dollars spent by other nations' space programmes. RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/ISRO" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / AFP PHOTO / ISRO AND AFP PHOTO / HO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / ISRO" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

AFP PHOTO / ISRO

Il s’agit d’un prototype destiné à tester les technologies qui seront appliquées pour la construction d’un lanceur à deux étages réutilisable.

 

RETOUR. Après les succès des fusées Falcon 9 de Space X et New Shepard de Blue Origin, la course aux lanceurs réutilisables a gagné les agences spatiales ; et c’est au tour de l’Inde qui a testé le 23 mai 2016 un premier prototype d’aéronef pouvant effectuer plusieurs allers-retours entre l’espace et la Terre. Ce véhicule baptisé RLV-TD (Reusable Launch Vehicle-technology Demonstrator) aux allures de navette spatiale effectuera plusieurs missions à partir du mois de juin pour choisir les technologies qui seront adoptées pour le lanceur final à deux étages appelé, pour le moment, TSTO (Two Stage To Orbit). Le RLV-TD, a décollé de la base de Sriharikota, au sud-est de l’Inde, a annoncé un membre de l’agence spatiale indienne, l’ISRO. Ce premier vol a permis de tester la capacité du véhicule à résister à la rentrée atmosphérique. Les prochains permettront d’évaluer le vol supersonique, l’atterrissage et la propulsion. Le développement du lanceur final nécessitera donc encore plusieurs années.

Réduire les coûts des lancements

Le RLV-TD s’est envolé sur le dos d’une fusée, un lanceur HS9, pour atteindre une altitude de 56 Km avant d’être largué. Il a ensuite actionné ses moteurs pour gagner 65 Km d’altitude. Passé ce cap, l’engin a effectué une redescente contrôlée vers la Terre à cinq fois la vitesse du son (Mach 5) pour atterrir à 450 km de son lieu de départ. L’ensemble des opérations de récupération étaient automatisées et ce premier vol d’essai a duré 770 secondes. Le RLV-TD n’est prévu que pour la mise en orbite de satellites contrairement au New Shepard de Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, qui est destiné à convoyer jusqu’à six astronautes ou touristes spatiaux dans l’espace. Les lanceurs réutilisables permettront de réduire les coûts des lancements de satellites ou d’envoi de personnels dans l’espace, c’est pour cela qu’ils suscitent autant d’intérêts. D’autant plus que l’Inde a l’habitude de développer des programmes spatiaux à très petits budgets. Ainsi pour ce lanceur, l’investissement atteint seulement 1 milliard de roupies (environ 15 millions d’euros) contre des centaines de millions d’euros pour les programmes concurrents. 

Il y a quelques mois, l’Europe aussi, par le biais d’Airbus a dévoilé deux programmes ultra-secrets pour rendre les lanceurs européens réutilisables. L’un deux, le projet Adeline vise à équiper dès 2025 la future Ariane 6 d’un moteur récupérable, comme le dévoile la vidéo ci-dessous.

Par Joël Ignasse

Science et avenir
Sabrina Lallemand
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply