Mode d’emploi : Cinemagraphe, la photo qui bouge sur Facebook

Mode d’emploi : Cinemagraphe, la photo qui bouge sur Facebook
Il est désormais possible de remplacer sa photo de profil Facebook par un cinemagraphe. Michel Molder

Impossible d’échapper au phénomène cinemagraphe, ces “photos vivantes” qui fleurissent sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram et Tumblr. Et le mouvement devrait s’amplifier car Facebook permet depuis quelques mois de remplacer sa photo de profil par une petite vidéo… et donc un cinémagraphe.

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La photo vivante ou cinemagraphe est le tout dernier phénomène à la mode sur les réseaux sociaux. Sciences et Avenir vous explique comment en créer pour animer votre photo de profil sur Facebook.

Il est désormais possible de remplacer sa photo de profil Facebook par un cinemagraphe. Michel Molder
 Impossible d’échapper au phénomène cinemagraphe, ces “photos vivantes” qui fleurissent sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram et Tumblr. Et le mouvement devrait s’amplifier car Facebook permet depuis quelques mois de remplacer sa photo de profil par une petite vidéo… et donc un cinémagraphe.

Le géant de Menlo Park a d’ailleurs signé en avril un partenariat avec la start-up canadienne Flixel qui avec son logiciel Cinemagraph Pro est devenue la petite reine du sujet. Même la pub s’empare du phénomène. Netflix a par exemple utilisé ce format pour faire la promotion des saisons 2 et 3 de sa série phare House of Cards.

Mais au fait c’est quoi un cinemagraphe ? Une “photo vivante” donc, ou plus exactement une image partiellement animée qui tourne en continu. Par exemple, imaginez cette photo terriblement romantique : coucher de soleil au-dessus de l’océan, Kate Winslet et Leonardo di Caprio sont perchés à l’avant d’un paquebot qui va bientôt couler. Kate, cheveux au vent, bras grands ouverts a le sentiment de voler. L’effet serait sensiblement renforcé si ses cheveux se mettaient effectivement à s’agiter. Impossible, puisqu’il s’agit d’une photo. Or, c’est justement ce genre d’effets – appelé aussi effet Beyonce – que permet le cinemagraphe.

Le concept n’est pas nouveau. Il a été inventé en 2011 par Kevin Burg et Jamie Beck, deux Américains, professionnels de l’image, qui voulaient animer leurs photos de mode prises lors des fameuses Fashion Weeks.

Techniquement “l’image” est composée de deux couches : la première, en surface pour la photo extraite de la vidéo qui tourne en boucle sur la seconde juste en-dessous. Pour faire apparaitre le mouvement, il suffit simplement d’effacer la partie de l’image que l’on souhaite animer. Dans le cas de Kate, il faudra donc gommer les cheveux pour laisser apparaitre la couche vidéo de ses attributs capillaires flottants au vent.

En pratique il faut disposer soit d’un logiciel de retouche photo comme Adobe Photoshop, soit d’un logiciel spécialisé comme Cinemagraph Pro de Flixel (299€ ou 199€ pour un abonnement annuel). S’il existe de nombreux tutoriels détaillant la procédure sur Photoshop, la solution Flixel, que nous avons pu tester est autrement plus simple. En effet, quelques minutes suffisent à créer un premier cinemagraphe. Le logiciel charge la vidéo puis propose de choisir une image que l’utilisateur souhaite garder. Il ne reste plus qu’à effacer la partie de la photo à animer avec la brosse du logiciel. Et c’est terminé. Flixel permet alors d’enregistrer le cinemagraphe en GIF, un format de vidéos très courtes qui tournent en boucle ou dans un format vidéo classique (MOV ou MP4). Ce dernier, posté sur les réseaux sociaux(Instagram, Facebook, Tumblr etc…) sera lu automatiquement. Le gros inconvénient de Flixel c’est qu’il n’est disponible que sur Apple (iPhone et Mac). Il existe d’autres logiciels et applications dont certaines comme Fotodanz sont gratuites et disponibles sur Android.

Quelle que soit l’outil utilisé, pour que l’effet soit vraiment réussi, il faut impérativement soigner le tournage de la vidéo. Le point clé est l’utilisation d’un pied (tripode) afin que l’image soit parfaitement stable. Dans le cas contraire, le cinemagraphe laissera apparaître des mouvements non désirés dans l’image, en particulier autour de la zone gommée. Enfin, dernier petit conseil : il est important de bien réfléchir à l’effet que l’on veut produire avant l’enregistrement et notamment à la zone que l’on veut animer dans l’image. Après, ce n’est qu’une question de créativité, le but étant de produire des cinemagraphes qui vont bien au-delà de l’effet Beyonce déjà complètement éculé… Surtout pour une photo de profil sur Facebook !

 

 

 

 

Par Olivier Hertel
Sciences et Avenir

Lamia Siffaoui
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