Réunion au ministère de la Santé sur les principales préoccupations des sages-femmes

Réunion au ministère de la Santé sur les principales préoccupations des sages-femmes
APS

ALGER- Les principales préoccupations des sages-femmes ont fait l’objet d’une réunion qui a regroupé, au siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, des responsables de ce département et une délégation du syndicat national des sages-femmes, indique jeudi un communiqué du ministère.

« La progression de la carrière de la sage-femme, l’amélioration de sa couverture juridique dans l’exercice de ses fonctions et sa contribution active à la mise en place des réseaux intégrés de prise en charge de la femme enceinte ont été les principaux points à l’ordre du jour de la réunion » entre la commission centrale chargée du suivi des dossiers des partenaires sociaux au ministère et la délégation du syndicat national des sages-femmes, affilié à la Fédération nationale des travailleurs de la santé (FNTS/UGTA), précise-t-on de même source.

Lors de cette rencontre, la secrétaire générale du syndicat national des sages-femmes, Chetti Rachida, a affirmé que sa corporation est « disposée à travailler en étroite collaboration avec la tutelle pour +trouver des solutions aux problèmes que connaissent les sages-femmes et accompagner toutes les mesures allant dans le sens de l’amélioration des conditions de prise en charge des parturientes+ ».

Les représentantes des sages-femmes ont tenu à relever, dans ce cadre, que « les capacités de formation actuelles restent insuffisantes » et ont demandé, « dans un souci de partage et de couverture équitable en ressources humaines », la création d’un établissement dans le Sud.

Il a été convenu, dans ce sens, « d’oeuvrer à adapter le programme de formation des sages-femmes aux nouveaux besoins du système national de santé ».

Concernant la couverture juridique de la sage-femme dans l’exercice de ses fonctions, les représentantes de cette corporation ont signalé « des insuffisances en matière de tâches et missions dévolues à la sage-femme » et demandé à « définir le champ des compétences des sages-femmes » afin de déterminer les responsabilités, tout en se disant « disposées à participer à l’élaboration d’un référentiel métier ainsi qu’aux projets interministériels pour la mise à jour et la révision de la nomenclature des actes et des médicaments et l’introduction de cette dernière dans la carte  Chifa ».

Dans cet ordre d’idées, le débat a porté sur la nécessité de la restauration et la relance du conseil de l’ordre des sages-femmes dont l’existence remonte aux années soixante, ajoute le communiqué.

De leur côté, les représentants du ministère ont informé les représentantes des sages-femmes que « toutes les mesures seront prises pour améliorer les conditions socioprofessionnelles des sages-femmes qui constituent la colonne vertébrale de la prise en charge de la santé de la mère et du nouveau-né ». 

Ils ont ainsi précisé que des comités sont en train de travailler sur « la normalisation des maternités dans le cadre de la mise en oeuvre du guide de prise en charge de la femme gestante (enceinte) pour la finalisation duquel le syndicat national des sages-femmes avait été invité ».

Dans ce cadre, « il a été convenu d’organiser conjointement et prochainement des rencontres d’information avec les sages-femmes autour de ce guide et de son importance en matière d’amélioration de la prise en charge de la femme enceinte ».

APS

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