Le général major Nouba souligne la nécessaire conjugaison des efforts pour juguler le phénomène de rapt d’enfants

Le général major Nouba souligne la nécessaire conjugaison des efforts pour juguler le phénomène de rapt d’enfants
Photo APS

ALGER- Le commandant de la gendarmerie nationale, le général major Menad Nouba a mis en avant lundi à Alger la nécessité pour toutes les parties de s’engager dans une démarche commune qui définisse les mécanismes d’une coopération « efficiente » qui permette de développer une approche globale de lutte contre le rapt d’enfant.

Le responsable qui présidait le séminaire national sur le phénomène de rapt d’enfants en Algérie a indiqué que l’organisation de cette rencontre confirmait l’engagement de toutes les parties en charge des affaires de l’enfance dans une démarche commune qui permet de définir les mécanismes d’une coopération efficiente en matière de lutte contre les rapts d’enfants dans notre pays.

Cette approche, a-t-il précisé, s’articule autour de plusieurs éléments, notamment sécuritaire, légal, social et psychologique, pour l’échange de vues et la définition de mesures visant à juguler ces actes criminels qui relèvent d’une des plus dangereuses formes de délinquance sociale.

M. Nouba a rappelé que « le président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui accorde un intérêt particulier à cette catégorie vulnérable de la société, a affirmé à maintes reprises la ferme détermination de l’Algérie à protéger et promouvoir les droits de l’enfant et exprimer l’engagement total de l’Etat à mettre en oeuvre les dispositions légales adoptées en conformité avec la convention internationale sur les droits de l’enfants ».

Les efforts de l’Algérie dans le domaine de la promotion des droit de l’enfant ont été reconnus sur les plans régional et international, a soutenu M. Nouba en voulant pour preuve la désignation d’experts algériens à la tête de mécanismes onusiens et régionaux concernés.

Concernant la législation nationale, le responsable a rappelé que la constitution, la loi fondamentale du pays, faisait obligation à la famille, à la société et à l’Etat de protéger les droits des enfants et la loi punit rigoureusement la violence contre les enfants, a-t-il poursuivi.

La loi relative à la protection de l’enfant promulguée en 2015, est venue encadrer l’environnement de cette catégorie de la société en regroupant l’ensemble des législations concernant les enfants dans un seul texte et en dotant la famille, la société et les entreprises des outils nécessaires à l’accomplissement de leur mission pour la protection de l’enfant.

Il a encore rappelé le dispositif national « Alerte-rapt/disparition d’enfant » déclenché le 23 août 2016 et qui fixe les rôles des différents intervenants en la matière notamment les autorités judiciaires et administratives, les services de sécurité, les médias, les transports, la famille et la société civile pour retrouver dans les meilleurs délais l’enfant enlevé.

Le général major Nouba a mis en avant les efforts de la Gendarmerie nationale pour sécuriser l’environnement de l’enfant, préconisant « d’accorder la priorité à l’action préventive et de sensibilisation ».

Il a rappelé, dans ce sens, que cette action de sensibilisation était fondée sur le principe de la spécialisation et professionnalisation de nos effectifs, notamment les brigades de protection des mineurs devant se généraliser à l’ensemble du territoire national, conformément aux cadres légale et judiciaire de la protection de l’enfance ».

Le général major a mis l’accent également sur l’importance de « renforcer les mécanismes de protection des mineurs contre les dangers d’internet au niveau du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité de la Gendarmerie nationale, à la faveur d’un suivi permanent des nouvelles formes de crime électronique qui ciblent les enfants.

Il a souligné, en outre, l’impératif « d’associer la société aux efforts de prévention contre les crimes via le numéro vert 1055 et le site électronique de la Gendarmerie nationale, notant que ces moyens étaient susceptibles de  rapprocher le citoyen de ce corps de sécurité et de faciliter le signalement, dans les délais, des cas de disparition ou d’enlèvement d’enfants.

La Gendarmerie nationale, en tant qu’institution républicaine qui veille à la protection des personnes et des biens et à instaurer la sérénité publique, en sus de lutter contre les différentes formes de criminalité, « oeuvre en partenariat avec les différents acteurs à tracer la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des enfants », a-t-il conclu.

S.K
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