Le facteur religieux peut constituer un mécanisme efficace contre le terrorisme et le cyber-extremisme

Le facteur religieux peut constituer un mécanisme efficace contre le terrorisme et le cyber-extremisme
Photo APS

N’DJAMENA- L’expert du Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme (CAERT), Ameur Dahmani, a mis en avant mardi à N’djamena l’importance du facteur religieux en tant « mécanisme de prévention » contre le terrorisme et le cyber-extremisme.

Le reprsentant du CAERT qui présentait une communication à l’occasion du 5e atelier de la Ligue des ulémas, prédicateurs et imams de la région du Sahel qui se tient à N’djamena a précisé que le « recours des organisations extrémistes à l’Internet pour leur propagande nous met dans l’obligation de développer de nouveaux mécanismes de prévention contre le terrorisme et le cyber-extrémisme ».

Il a indiqué à cet égard que le facteur religieux pouvait constituer un mécanisme efficace dans l’espace internet.

L’expert en matière de cyber-terrorisme a expliqué que les organisations terroristes utilisaient les nouvelles technologies pour faire leur propagande a travers de nouvelles techniques de recrutement ciblé préconisant le développement de nouveaux mécanismes de prévention contre ces fléaux.

Selon lui, imams et prédicateurs doivent eux aussi mettre à profit  l’espace Internet pour sensibiliser les jeunes aux dangers que représentent les thèses des organisations terroristes. Il a mis l’accent sur l’impératif d’assurer une large diffusion, en Afrique et dans le monde entier, du discours préventif religieux qui, à son sens, ne doit pas rester confiné dans un espace électronique.

Organisé en partenariat avec l’unité de fusion et de liaison (UFL) et en coordination avec le CAERT, le 5e atelier de la ligue des ulémas, prédicateurs et imams du sahel a débuté mardi sous le thème « Rôle des leaders religieux de la région du Sahel dans la protection des jeunes contre l’extrémisme violent ».

D’éminents leaders religieux, érudits, imams et prêcheurs représentant les pays membres  (Algérie, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad) et des pays observateurs (Cote d’ivoire, Guinée et Sénégal) ainsi que des représentants d’organisations sous-régionales et régionales, universitaires et acteurs issus du monde cultuel local prennent part à ces assises.

 

APS

Karim Arhab
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