Santé : quand le plaisir nous fait culpabiliser

Santé : quand le plaisir nous fait culpabiliser
Photo santemagazine.fr

Vous arrive-t-il d’éprouver des regrets dès le moindre écart ou indulgence ? Il existe des techniques pour l’éviter.

Le gâteau au chocolat trône sur la table. Vous le regardez et vous sentez déjà les pépites fondre sur votre langue, le moelleux se casser sous vos dents et le parfum de la mousse envahir vos narines. Vous pensez au plaisir que ce gâteau va vous apporter, vous en prenez une part, vous la dégustez, mais un sentiment désagréable de culpabilité remplace progressivement celui du délice. Le ventre est plein et le cerveau envoie des signaux de regret. Cet exemple s’applique aussi à une bière bien fraîche l’été, au shopping alors que le compte en banque est dans le rouge, ou aux dimanches passés devant une série au lieu de sortir prendre l’air.

Mais pourquoi ce vilain sens de culpabilité vient-il gâcher tous nos bons moments ? D’après le site américain Science of us, le problème serait lié à la façon dont nous calculons les récompenses. Pour revenir à l’exemple du gâteau au chocolat, nous avons deux types de récompenses : celle à court terme, basée sur le fait de manger un aliment qu’on aime, et celui à long terme, soit l’impression que nous contrôlons ce que nous mangeons. Sauf qu’au moment de la mise en bouche, nous comprenons que cette petite indulgence n’est rien d’autre qu’un manque de contrôle camouflé.

Court-circuiter la culpabilité

Notre inconscient réévalue la décision que nous avons pris de manger la part de gâteau. Il arrive à nous convaincre que nous n’avons pas choisi volontairement de manger le gâteau, mais que nous avons juste craqué. Au moment de la dernière bouchée, nous pensons être le genre de personne qui n’a aucun contrôle sur la nourriture et que nous allons certainement perdre notre forme physique à cause de cet écart. Impossible d’apprécier le délicieux gâteau au chocolat.

La culpabilité est souvent perçue comme un sentiment inutile, mais elle a le mérite de nous aider à orienter nos actions vers une récompense sur le long terme plutôt que sur le court terme, indique Science of us. C’est pourquoi il est possible de court-circuiter ce processus en jouant avec les principes de récompense à court terme d’une action positive. Après une heure de sport, par exemple, la culpabilité ne va pas nous empêcher de manger une sucrerie car nous l’avons méritée. Mais il faut également éviter de tomber dans l’excès inverse. Mal dosée, la culpabilité est tout aussi néfaste que l’indulgence excessive. Pour trouver le bon équilibre, accordez-vous une part de gâteau de temps en temps…

 

Elena Bizzotto

Source: santamagazine.fr

Lamia Siffaoui
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