Rester dans la pénombre a-t-il vraiment un effet sur la migraine ?

Rester dans la pénombre a-t-il vraiment un effet sur la migraine ?
© threepin/Flickr/CC-BY-SA 2.0

Fuir la lumière, une technique bien connue en cas de migraine. La « photophobie » a trouvé une explication en 2010 : certains neurones activés dans le cerveau lors d’une crise sont stimulés par la lumière !

Les 5 à 20 % de Français migraineux le savent : quand une crise arrive, mieux vaut fuir la lumière pour éviter d’aggraver un mal de tête déjà intense. Cet état de fait est longtemps resté un mystère : les régions du cerveau qui gèrent la vision et celles qui perçoivent la douleur étant physiquement indépendantes, elles ne peuvent, a priori, interagir directement. Pourtant, cette « photophobie » frappe près de 90 % des migraineux.

C’est alors qu’en 2010, des chercheurs américains ont découvert qu’un message nerveux reliait la rétine, où sont situées les cellules ganglionnaires photosensibles, au thalamus (une zone cérébrale impliquée dans la perception de la douleur) via le nerf optique. Et un groupe de neurones thalamiques s’active pendant la migraine.

La lumière multiplie par quatre l’activité de certains neurones

Mieux, en stimulant les cellules ganglionnaires de la rétine, la lumière active encore plus ce groupe de neurones du thalamus, d’où une intensification de la douleur. L’éclairage peut multiplier leur activité par deux s’il est doux, et par quatre s’il est intense ! D’où le soulagement procuré par la pénombre.

 

Marine Corniou

Source : science&vie.com

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