Qu’est-ce qui rend somnambule ?

Qu’est-ce qui rend somnambule ?
© StockSnap/Pixabay/CC0

Bien qu’il touche une bonne partie de la population, le somnambulisme reste à bien des égards un mystère pour la science.

La nuit du 23 mai 1920, un ouvrier cheminot découvre un homme en pyjama de soie errant sur les voies près de Montargis. L’homme n’est autre que le président de la République, Paul Deschanel ! Il est tombé par la fenêtre de son compartiment alors que le train circulait… L’histoire fait grand bruit et l’homme est raillé dans la presse. Pourtant, il n’y peut rien, il est somnambule. Une pathologie fréquente : selon une étude américaine (publiée en 2012), 30 % des adultes en auraient été atteint au moins une fois dans leur vie.

Ce trouble laisse encore néanmoins aujourd’hui la science perplexe et incapable d’en déterminer l’origine.

Le cerveau en mode « pilotage automatique »

Concrètement, une crise survient souvent lorsque la  personne est plongée dans le sommeil lent profond, soit au moins une heure après l’endormissement. Son inconscient prend le contrôle de son cerveau qui passe alors en mode pilotage automatique. Dans le cortex, certaines régions s’éveillent, notamment celles qui commandent la motricité, alors que d’autres, comme celles impliquées dans la réflexion, le sens critique ou même l’analyse, restent profondément endormies.

Un mystère… peut-être héréditaire

Le somnambule n’a plus aucun filtre, d’où un comportement parfois singulier en pleine nuit : jeter des choses à la poubelle, ranger un placard, se faire la cuisine, voire partir en escapade…

Durant cet épisode, le sujet garde les yeux ouverts, il voit et parfois entend, même s’il dort vraiment, c’est pourquoi il peut agir avec dextérité et se déplacer sans tomber avant de regagner son lit pour terminer sa nuit. Au réveil, point de souvenir, ou tout juste quelques bribes pour certains.

Si l’origine reste mystérieuse, plusieurs pistes sont avancées, notamment l’hérédité. Mais aucun indice n’existe sur les gène ou la mutation impliqués. Parmi les facteurs déclencheurs, les spécialistes énoncent le stress, la fièvre et le manque de sommeil.

 

Karine Jacquet

Source: science&vie.com

 

Lamia Siffaoui
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