Quand le sport muscle le cerveau

Quand le sport muscle le cerveau
Combien de neurones gagnerez-vous en faisant travailler vos muscles ? Deux fois plus que si vous restiez inactif, révèlent les études. © Shutterstock.com/ziiinvn

Quel est le meilleur moyen de rester vif intellectuellement ? Étonnamment, l’exercice physique semble très efficace. Les recherches montrent que bouger fait pousser les neurones et protège notre cerveau du déclin cognitif. À vos marques… prêts… pensez !

Qui n’aimerait pas conserver un cerveau en bonne santé toute sa vie ? Protéger l’organe de la pensée des atteintes de l’âge est, à vrai dire, devenu un enjeu de société.

Généralement, nous pensons que les diverses méthodes d’entraînement cérébral, qu’il s’agisse de lecture, de mots croisés ou d’activités culturelles soutenues, aident à maintenir les neurones en bon état de marche. C’est probablement vrai, sans compter l’importance du lien social pour faire fonctionner notre attention, nos émotions et notre réflexion.

Mais un autre facteur vient compléter cette panoplie du cerveau durable. Il s’agit du sport. L’exercice physique est un atout de premier plan pour faire fructifier son capital cérébral. Des dizaines d’études documentant les effets bénéfiques du sport sur le cerveau sont publiées chaque année. Mais comment notre corps peut-il stimuler la croissance du cerveau ?

Les milieux enrichis, des pépinières à neurones

Notre connaissance des effets du sport sur les neurones remonte aux années 1960, quand une neuroanatomiste du nom de Marian Diamond étudie les changements intervenant dans le cerveau de rats soumis à différents types d’environnements.

Elle découvre alors qu’un type particulier de cadre de vie, qu’elle appelle « milieu enrichi » , fait l’effet d’un engrais neuronal sur ces animaux : les rats développent un cortex plus épais, leurs neurones se ramifient (ils développent davantage d’arborisations, nommées dendrites), s’entourent de vaisseaux sanguins cérébraux plus nombreux et produisent des concentrations plus élevées de certains neurotransmetteurs comme l’acétylcholine ou de facteurs de croissance tel le BDNF (brain derived neurotrophic factor, ou facteur cérébral de croissance).

L’acétylcholine a été le premier neurotransmetteur identifié dans le cerveau. Elle est produite par des neurones qui sont connectés à de vastes régions du cortex, ainsi qu’à l’hippocampe et à l’amygdale.

Cette molécule est un important modulateur de l’apprentissage et de la mémoire. Si l’on administre à des animaux des composés qui bloquent ses effets, des troubles de la mémorisation ne tardent généralement pas à apparaître.

Le BDNF, de son côté, est un facteur de croissance qui stimule la survie et le développement des cellules nerveuses au cours du développement cérébral, puis contribue à la plasticité synaptique et aux mécanismes d’apprentissage à l’âge adulte. Les neurones se trouvent ainsi…

 

Wendy Suzuki

cerveauetpsycho

 

Lamia Siffaoui
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