Les risques pour la santé du présentéisme au travail

Les risques pour la santé du présentéisme au travail

Travailler trop ou travailler coûte que coûte, même en étant malade, peut poser des problèmes de santé. Le présentéisme peut se définir par une présence au travail sans efficacité.

Cette inefficacité est due au fait que la personne reste trop longtemps sur son lieu de travail et perd sa capacité à se concentrer. Le stress généré par la société actuelle favorise le présentéisme. Ainsi, les personnes qui souffrent de maux de tête ou d’estomac, qui ont le moral au plus bas, vont quand même travailler. Toutefois, les journées de travail à rallonge et le fait de travailler en étant malade présentent des risques évidents pour notre santé.

 Depuis plusieurs années, le présentéisme se propage dans les entreprises. Certains salariés estiment en effet que la valeur de leur travail est en rapport avec le nombre d’heures qu’ils passent au bureau. Cette idée est favorisée par la crise actuelle qui fait craindre aux travailleurs de perdre leur emploi, et cela génère un état de stress général. Le présentéisme est un mal contemporain difficile à déceler qui représente un réel danger pour les salariés et pour les entreprises.

 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les salariés trop présents en entreprise sont moins efficaces que ceux qui se fixent un seuil. C’est parce qu’ils sont épuisés à cause de l’accumulation des heures de travail, qu’ils perdent leur concentration et que, finalement, ils perdent leur motivation professionnelle. Leur santé peut alors être mise en péril, en raison des risques de dépression et de burn-out. Il est donc primordial de prévenir le surinvestissement professionnel, qui est une forme de souffrance au travail encore méconnue.

Un signe de stress

 De nombreuses personnes ressentent, à la fin de leur journée de travail, qu’elles ont atteint leurs limites. Elles ont les yeux qui piquent, elles se sentent épuisées, ont mal à la tête ou au dos. Les spécialistes affirment que l’on perd de son efficacité au bout de 2 heures de travail. Idéalement, après deux heures de travail, il faut prendre une pause de quinze minutes, sortir s’aérer et marcher un peu. Bien entendu, même en s’octroyant des pauses de quinze minutes toutes les deux heures, il ne faut pas travailler 15 heures par jour. La résistance au travail varie en fonction des capacités de chacun, mais il est conseillé de trouver un juste milieu en termes d’heures de travail quotidiennes et de ne pas dépasser ce seuil.

 Car lorsque l’on travaille trop longtemps et que l’on n’est pas au mieux de sa forme, on a du mal à se concentrer, on fait des erreurs et notre production baisse. Par conséquent, on devient stressé, découragé et démotivé.

 La dépression et le burn-out

 Lorsque l’on n’est pas en forme au travail et que l’on se rend compte que l’on n’est pas efficace, notre moral est entamé. Il n’est pas non plus agréable d’avoir le moral tellement entamé que l’on en arrive à s’effondrer et à craquer devant ses collègues de travail, parce que l’on n’arrive plus à travailler efficacement, à être productif et à être motivé. De plus, cette situation peut altérer les relations avec la hiérarchie.

 Si le manager fait preuve d’empathie et d’adresse, il parlera intelligemment avec le salarié au sujet de sa baisse de productivité. Sinon, il va l’accabler et lui adresser des reproches, ce qui peut provoquer une dépression ou, au pire des cas, un burn-out chez le salarié qui va se sentir agressé, puis va se laisser aller. Il est donc nécessaire que l’intervention du manager n’aggrave pas la situation.

 L’aggravation de l’état de santé

 De nombreux salariés se rendent au travail en étant malades, en dépit de leur état incompatible avec le fait de travailler. C’est ce que l’on appelle le surinvestissement. En effet, il nous est tous déjà arrivé d’aller travailler en étant fragilisés par un torticolis ou par une grippe. Cependant, il faut savoir que lorsque l’on est malade, notre production est de moins bonne qualité. Bien qu’il soit possible d’aller travailler en étant malade, on ne sera pas considéré comme un mauvais employé si l’on est absent quelques jours pour cause de maladie.

 Aller au bureau lorsque l’on est malade, c’est prendre le risque d’aggraver son état et de contaminer ses collègues. Il est donc conseillé de rester se soigner chez soi et de prendre du repos. Lorsque c’est possible, il faut obtenir l’autorisation auprès de sa hiérarchie de pouvoir travailler à la maison, si son état de santé le permet.

 Les salariés qui font le plus preuve de présentéisme sont généralement ceux qui travaillent dans le domaine de la santé. C’est alarmant, car cela signifie que ce sont des malades qui s’occupent d’autres malades. Mais on remarque la même chose dans tous les domaines d’activité : le surinvestissement des salariés, autrement dit le présentéisme, mène très souvent à une période d’absentéisme.

 Les conséquences du présentéisme pour les entreprises

 À l’inverse de ce que l’on pourrait croire, le présentéisme coûte plus cher que l’absentéisme aux entreprises. En effet, une étude réalisée par une université belge en 2010 révèle que le présentéisme représente 61 % des coûts relatifs à la santé en entreprise, contre 28 % pour les frais médicaux et 10 % pour l’absentéisme. L’explication est très simple. Une personne absente au travail finira par être remplacée, tandis que si une personne est présente, mais inefficace, son travail devra être vérifié et peut-être refait. De plus, la personne peut contaminer ses collègues, ce qui peut provoquer un effondrement de la qualité de travail et de la productivité de l’entreprise.

Source:http://unevieexceptionnelle.com/les-risques-pour-la-sante-du-presenteisme-au-travail/

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