Entraîneur, ce métier à hauts risques

Entraîneur, ce métier à hauts risques

Le métier d’entraîneur est non seulement ingrat, et cela tout le monde le sait, mais il peut être dangereux pour la santé de ceux qui le pratiquent.

Il y a quelques années seulement, des entraîneurs comme Ivic, Guy Roux ou Gérard Houiller, ont eu des accidents cardio-vasculaires qui ont failli leur coûter la vie, ce qui a conduit une équipe de médecins Français de se pencher sérieusement sur ce sujet en particulier en suivant de plus près l’évolution cardio-vasculaire d’un entraîneur, Stambouli, alors qu’il drivait Sedan.

Les résultats obtenus sont inquiétants, puisqu’il est dit les pulsations cardiaques montent à 110 avant d’atteindre 150 dans un match, alors qu’elles sont à 90 avant le début. Cela équivaut, donc, à une tachycardie, surtout lors la tension du match atteint son paroxysme.

A partir de là, l’on peut déduire que le stress est aussi un des facteurs favorisant la mort subite, car même si le rythme cardiaque baisse, les tachycardies répétées dues au stress peuvent provoquer un accident cardio-vasculaire.

En Algérie, des cas pareils ont été enregistrés par le passé, et l’on cite ceux de Gourmane, Boudissa, Belayachi ou encore feu Abdelouahab. Gormane, à titre d’exemple, il avait eu un malaise sur la main-courante, alors qu’il dirigeait son équipe (le CRB) avant de s’évanouir. Boudissa, lui, fut pris d’un malaise lors d’un match ESM Koléa – NAHD, alors qu’il était également sur le banc de touche. Sur avis médical, il fut contraint de s’éloigner des terrains de football, et n’a plus, depuis cet incident, remis les pieds sur un banc de touche avec une équipe seniors.

De par les avis unanimes des médecins, l’entraîneur subit, le jour du match, « une charge émotionnelle et hormonale d’une grande intensité qui peut entraîner des spasmes vasculaires, pouvant obturer les vaisseaux qui alimentent le cœur ». À ce moment là, l’entraîneur ne tient plus ses jambes et s’écroule, souvent, inanimé.

La victime, dans le cas échéant, ne présente pas, particulièrement, d’affection cardiaque, c’est pourquoi, les entraîneurs, comme les joueurs, doivent subir des examens cardio-vasculaires périodiques.

Il est conseillé, outre les examens et tests ECG, des discussions avec un psychologue. Une  décompression en période de trêve ou d’intersaison est, aussi, une thérapie à laquelle l’entraîneur doit se soumettre.

Aujourd’hui, force est de constater qu’avec le limogeage tout-azimut, l’obligation de résultats au match par match, la pression exercée par l’environnement, souvent hostile, des clubs le métier d’entraîneur devient celui de tous les risques. Epargnés sont ceux qui se sont vite adaptés au milieu, parvenant, ainsi, à en tirer profit en ramassant des centaines de millions par saison.

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