Crème solaire : UFC-Que Choisir porte plainte contre 5 fabricants

Crème solaire : UFC-Que Choisir porte plainte contre 5 fabricants
L'association a testé 17 produits de protection solaire d'indice élevé (50 et 50+) pour les enfants. © DURAND FLORENCE/SIPA

L’association de consommateurs a relevé de graves carences en termes de protection aux UV dans des crèmes solaires destinés aux enfants.

L’association de consommateurs UFC-Que Choisirannonce mardi 5 juillet 2016 déposer plainte contre cinq fabricants de crèmes solaires, dont Clarins et Bioderma, pour « pratique commerciale trompeuse et tromperie » après avoir relevé de« graves carences en termes de protection aux UV »dans des produits pour enfants.

Sur 17 produits de protection solaire d’indice élevé (50 et 50+) pour les enfants testés par l’organisme, cinq « n’offrent pas et de loin la protection minimale contre les UVA requise par les experts français et les autorités européennes ».

 Des produits « bio » visés

Les produits visés sont le lait solaire spécial enfant de Clarins, le spray solaire « Photoderm kid » de Bioderma, ainsi que des produits solaires « bio » de Biosolis, Alga Maris et Lovéa. « Soucieuse de garantir la sécurité des consommateurs, particulièrement les plus jeunes, l’UFC-Que Choisir dépose plainte auprès du tribunal de Paris contre les fabricants » cités « pour pratique commerciale trompeuse et tromperie », peut-on lire dans un communiqué.

« Dans l’attente de la mise en œuvre de l’action publique, [elle] presse les fabricants concernés de retirer sans délai leurs produits des rayons et de procéder à un rappel. A défaut l’association saisira la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) », ajoute-t-elle.

Une porte-parole de Clarins jointe par Reuters s’est refusée à tout commentaire. Personne n’était joignable dans l’immédiat au sein du groupe Naos, propriétaire de Bioderma. Le groupe belge Pro-Vera, fabricant des produits « bio » Biosolis, a quant à lui l’intention d’engager une action en justice pour rectifier ce qu’un porte-parole a qualifié d’« interprétation totalement erronée » de certaines données. Il invoque des « calculs d’indices propres aux produits bio » et ajoute que les produits de la marque qu’il représente sont « parfaitement conformes à la réglementation européenne ».

Par Sciences et Avenir avec AFP

Lamia Siffaoui
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