Chocolat Kinder : des substances potentiellement cancérigènes ?

Chocolat Kinder : des substances potentiellement cancérigènes ?
Kinder surprise © ALLILI MOURAD/SIPA

Une ONG allemande demande à l’entreprise Ferrero de retirer les huiles minérales aromatiques (MOAH), substances potentiellement cancérigènes, contenues dans des barres de chocolat Kinder.

 L’Organisation non-gouvernementale allemande Foodwatch, spécialisée dans la dénonciation des scandales alimentaires, affirme que les barres de chocolat Kinder contiennent des huiles minérales potentiellement cancérigènes et demande qu’elles soient retirées de la vente, selon un communiqué.

L’entreprise Ferrero qui produit ces barres Kinder, a assuré qu’« une grande variété de produits alimentaires issus de différentes catégories sont concernés » par la présence d’huiles minérales aromatiques (MOAH pour « mineral oil aromatic hydrocarbons »). « Des efforts communs sont nécessaires, a jugé l’entreprise dans un communiqué, aussi bien de la part de l’ensemble des parties prenantes de l’industrie agroalimentaire que des acteurs du commerce des matières premières en Europe comme à l’international ».

Une contamination qui proviendrait des emballages

Foodwatch affirme que les barres de chocolat Kinder, tout comme les « Fioretto Nougats Minis » de la marque Lindt, commercialisés en Allemagne,« sont contaminés par les MOAH, des substances décrites comme potentiellement cancérigènes et mutagènes par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) », souligne l’ONG.

Dans des tests réalisés en juillet 2016, l’ONG a sélectionné une liste de 20 friandises et snacks salés, parmi lesquels les barres Kinder et les nougats de Lindt font apparaître les taux les plus importants de MOAH : 1,2 mg/kg de MOAH pour les premières, 0,7 mg/kg pour les secondes, alors que d’après cette ONG, cette substance ne devrait pas être présente.

Cette contamination proviendrait, selon Foodwatch, des emballages des barres chocolatées. « Ces dernières peuvent déclencher des cancers et engendrer des perturbations génétiques. Mais malgré cela, les fabricants se refusent à les retirer de la vente », écrit l’Organisation.

Ferrero a assuré « travailler sur des solutions techniques pour minimiser autant que possible ces substances omniprésentes ». La Fédération professionnelle de la confiserie allemande (BDSI), dont Ferrero et Lindt sont membres, affirme que « les entreprises du secteur allemand de la confiserie ont beaucoup fait ces dernières années pour réduire la présence de ces substances – avec de bons résultats », selon un communiqué.

 

Par Sciences et Avenir avec AFP

Lamia Siffaoui
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