Ces aliments qui renforcent l’immunité

Ces aliments qui renforcent l’immunité
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Infections ORL, digestives, pulmonaires… Malgré nos défenses naturelles, il arrive que nous résistions mal aux agressions et que nous tombions malades. Cette vulnérabilité, le nutrithérapeute Jean-Paul Curtay l’explique en trois points : nous sommes trop fatigués, nous manquons de certains nutriments clés et enfin, nous consommons des aliments qui profitent aux agents infectieux. Grâce à l’immuno-nutrition, il nous explique comment renforcer notre immunité en commençant par optimiser notre alimentation.

Du magnésium pour prévenir notre vulnérabilité

La magnésium joue un rôle fondamental de « grand équilibreur » face au stress de tous ordres (thermique, chimique ou psychologique). En situation de stress, nous mobilisons beaucoup d’attention et d’énergie pour trouver une réponse, une solution. Ce qui explique que nous soyons plus fatigués et donc plus vulnérables aux agressions, notamment infectieuses. De plus, à chaque situation de stress (effet de surprise, mauvaise nouvelle, surmenage…), nous concommons encore un peu plus de magnésium et finissons par en manquer. Pour améliorer notre production d’énergie et réduire notre retentissement au stress, il est donc indispensable de s’assurer de bons apports en magnésium.

Où le trouver ?

D’abord dans les eaux minéralisées (autour de 100 mg par litre). On peut les utiliser pour les boissons froides et chaudes, pour les soupes, mais aussi pour cuire les aliments qui absorbent beaucoup d’eau comme le riz, les autres céréales et les légumes secs. On en trouve également dans les céréales semi-complètes ou complètes, dans les légumes secs et le soja, dans les légumes verts, dans les oléagineux (noix, noisettes, amandes…) et dans les fruits de mer.

Du zinc pour booster nos anticorps

Le zinc est le minéral le plus important pour les défenses anti-infectieuses. Il est notamment nécessaire à la production de nos anticorps et de nos globules blancs, nos deux principaux défenseurs. Or, 80% de la population ne reçoit pas les apports recommandés de 15 mg de zinc par jour, et d’avantage les personnes âgées, qui l’absorbent moins bien que les autres.

Où le trouver ?

Le zinc se cache essentiellement dans les protéines d’origine animale : viandes blanches et rouges, poissons, crustacés et fruits de mer, œufs. Quant au zinc contenu dans les végétaux, il est très mal absorbé par l’organisme humain. Végétariens et végétaliens doivent donc être encore plus attentifs pour ne pas en manquer.

De la vitamine D pour ses atouts préventifs

La vitamine D est surtout connue pour améliorer la fixation du calcium sur les os. Elle est couramment utilisée dans la prévention du rachitisme chez les bébés et de l’ostéoporose chez les personnes âgées. Mais de nouvelles recherches ont récemment permis de savoir que cette vitamine avait également des qualités dans la prévention de certains cancers fréquents (sein, prostate et côlon) et du diabète, et qu’elle était indispensable au bon fonctionnement des globules blancs (encore eux).

Où la trouver ?

La vitamine D se trouve en quantité très faible dans la plupart des aliments, excepté dans les poissons gras(saumon, sardines, thon…) et les huiles qui en sont extraites (huile de foie de morue, huile de flétan…).

De la vitamine C pour l’énergie

La vitamine C a elle aussi des effets antiviraux, car les globules blancs y puisent la force dont ils ont besoin pour détruire les virus et les bactéries. En cas d’infection, la vitamine C joue à la fois le rôle de protecteur et celui de générateur de munitions contre les attaquants. C’est pourquoi elle est très importante. Lorsque nous sommes plus vulnérables, notamment à cause de la fatigue, de contact avec une personne malade, ou lorsque l’on commence à sentir une « attaque » arriver, la règle d’or est de ne pas attendre que les agresseurs se fraient un chemin. Il faut, dès que possible, augmenter ses apports en vitamine C.

Où la trouver ?

Très sensible à la chaleur, la vitamine C ne survit que dans les produits frais, en l’occurrence, dans les fruits et légumes crus ou très peu cuits. Certains d’entre eux ont des teneurs plus élevées en vitamine C que les autres : les baies de goji, les cerises acerola, la goyave, le kiwi, les agrumes, le cassis, les fraises, les poivrons et piments, choux, navets, le fenouil, les épinards, l’oseille, la mâche, le cresson, le persil. Par ailleurs, la vitamine C est protégée par les polyphénols que l’on trouve dans le thé vert (notamment matcha), les fruits et baies rougesounoires, le chocolat noir, le vin rouge.

L’immuno-nutrition : 3 questions à Jean-Paul Curtay, nutrithérapeute

En quoi notre alimentation a-t-elle un impact sur notre résistance aux infections ?

Jean-Paul Curtay : Notre alimentation est la base de notre énergie. Or, l’énergie est le nerf de la guerre pour pouvoir faire face à une attaque ; c’est-à-dire fabriquer des anticorps et multiplier les globules blancs. Nous sommes vulnérabilisés d’une part parce que nous manquons de certains outils pour que les défenses fonctionnent bien, et de l’autre parce que nous consommons des aliments qui profitent aux agents infectieux. Pour s’assurer une bonne résistance face aux risques d’infection et optimiser notre vitalité quotidienne, il nous faut donc réduire, en douceur et sans perdre la relation fondamentale de plaisir aux repas, les quantités de nutriments qui nous affaiblissent, et augmenter celles de ceux qui nous renforcent.

 Qui sont nos ennemis, les aliments qui nous empêchent d’être plus résistants ?

Jean-Paul Curtay : Il y a d’abord les acides saturés du beurre, des fromages, des fritures. Ils permettent aux virus et aux bactéries de se forger des membranes inoxydables, inattaquables par les substances corrosives sécrétées par les globules blancs pour les détruire. Par ailleurs, nous consommons trop de fer, provenant principalement de la viande. Or, le fer est utilisé par les agents infectieux comme facteurs de croissance. Mais il ne faut pas non plus en manquer, car c’est aussi une cause de moindre résistance. Tout est question d’équilibre. À ces excès de nutriments défavorables s’ajoutent des polluants présents dans les aliments et les boissons qui ont des effets négatifs sur nos défenses anti-infectieuses.

Que recommandez-vous, en plus d’une alimentation réfléchie, pour optimiser nos défenses ?

Jean-Paul Curtay : L’idéal serait d’avoir une activité physique soutenue chaque jour. En effet, il est très important de conserver une masse musculaire optimale, encore plus avec l’âge, car c’est en elle que se trouve la glutamine, le fuel principal de nos globules blancs. Il faut également veiller à avoir un bon sommeil et une bonne gestion de son stress. Enfin, pour réduire les charges en polluants, je recommande les cures de détoxification.

 

Anne-Laure Vaineau

Source: psychologies.com

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