AVC, infarctus : le stress tue bel et bien

AVC, infarctus : le stress tue bel et bien
© Sodanie Chea/Flickr/CC-BY-2.0

On comprend enfin comment le stress entraine la formation de plaques qui obstruent les artères.

« Le stress n’est pas bon pour le cœur ». Ce vieil adage n’avait pas de fondement scientifique… jusqu’à ce jour ! Une équipe américaine vient enfin de découvrir chez l’homme un mécanisme de cause à effet.

Tout est parti de travaux menés chez la souris. Ils montraient que l’activation d’une zone du cerveau impliquée dans le stress (l’amygdale), entrainait la prolifération et la différenciation de cellules souches sanguines dans la moelle osseuse qui produisent des molécules d’inflammation. Or, ces dernières favorisent la formation de plaques d’athérome au niveau des artères, qui peuvent entrainer une obstruction.

Stress, activité de l’amygdale et inflammation des artères sont directement liés

Eh bien il en va de même chez l’homme. Pour le savoir, les auteurs ont analysé de nombreux paramètres chez 293 personnes pendant près de quatre ans. Et les 22 personnes qui ont eu un accident cardiovasculaire de type infarctus du myocarde, ou encore accident vasculaire cérébral (AVC) pendant cette période, sont celles qui présentaient l’activité la plus forte au niveau de l’amygdale et de la moelle osseuse ainsi que le plus fort taux d’inflammation des artères, indépendamment des autres facteurs de risque connus comme l’hypertension ou le diabète.

Et les auteurs ont pris soin de confirmer, en parallèle, que l’hyperactivité de l’amygdale était bien associée au stress chez des personnes qui en souffrent de façon chronique. Autant dire qu’il est temps de lever le pied !

 

Aude Rambaud

Source: science&vie.com

Lamia Siffaoui
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