Régler son rythme de vie pour vaincre le stress

Régler son rythme de vie pour vaincre le stress
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Nos vies modernes impliquent souvent un emploi du temps très fourni où les loisirs et la détente n’ont que peu de place. Cette absence de repos, comme une injonction à être disponible 24h sur 24, est souvent à l’origine d’un trop plein de stress néfaste tant pour notre santé psychique que physique. Retrouver un rythme de vie sain et apaisé est un des premiers réflexes à adopter en cas de surcharge nerveuse. Explications.

Les stress font partie de la vie. Aucun produit, aussi miraculeux soit-il, aucune technique physique et/ou psychologique ne peut les supprimer. Ils nous rendent plus aptes à y répondre.

Notre monde moderne, industrialisé, basé sur la notion de profit immédiat obtenu par une lutte intense, génère des stress quasi permanents que l’organisme humain gère difficilement. Il en résulte des affections nerveuses de plus en plus nombreuses, chroniques et quelquefois incurables. Beaucoup d’entre nous ne voient et ne ressentent le travail que comme une corvée, une nécessité pour « payer » son logement et son alimentation et celle de ses proches, ce qui constitue le stress majeur de nos sociétés modernes.

L’alternance travail/repos est indispensable au bon équilibre physique et psychologique. On ne peut pas travailler des années sans prendre des vacances ou des week-ends sans répercussions physiques et mentales.

La notion de repos doit être perçue comme un plaisir et non une nécessité absolue pour qui veut garder une « âme saine dans un corps sain ». Les loisirs permettent de « recharger les batteries », c’est-à-dire le système nerveux et les glandes endocrines.

Il convient également, et cela demande une vigilance de tous les instants, d’éviter de se stresser pour des événements ou des situations qui n’en valent pas la peine. C’est difficile, mais on y arrive avec un peu de persévérance. Combien d’entre nous pensent, dès le matin au réveil, à un événement ou un projet pour le soir ou pour dans 15 jours voire plusieurs mois à l’avance ? Donc, reposons-nous, déstressons-nous et vivons le moment présent.

Pour acquérir cette nouvelle philosophie face à la vie, des techniques sont aisément applicables par chacun d’entre nous.

Respecter son sommeil et ses rythmes biologiques

Pour être en pleine possession de vos énergies vitales circulantes, vous devez impérativement respecter les rythmes biologiques caractéristiques de l’être humain, de notre environnement et de notre culture.

Pour mieux éponger les effets du stress, il faut rompre le cycle des tensions musculaires et émotionnelles. Respectez votre sommeil. Couchez-vous plus tôt le soir. Ainsi, le matin, vous disposerez d’un regain d’énergie et de plus de temps pour votre petit-déjeuner, vos ablutions et votre méditation. Vous vous réveillerez détendu, heureux devant cette nouvelle journée de vie qui s’ouvre à vous pour réaliser tous vos projets et pour vous épanouir et apporter également un peu de chaleur et d’amour autour de vous.

Le sommeil nocturne et naturel constitue une excellente arme pour lutter contre la formation de radicaux libres engendrés par cette situation de stress chronique dans laquelle nous survivons.

 

Récupérer grâce à la sieste

Longtemps considérée comme réservée aux « vieux », la sieste retrouve peu à peu ses lettres de noblesse. Contrairement aux idées préconçues, elle n’est pas réservée uniquement aux jeunes enfants et aux personnes âgées. Certaines personnes hyperactives la pratiquent pour augmenter leurs performances intellectuelles et physiques.

Le mot « sieste » vient du latin sixta, la sixième heure du jour, qui désignait l’heure de midi chez les Romains. La sieste est donc le repos, accompagné ou non de sommeil qui fait suite au repas de midi. Elle est essentiellement faite de sommeil lent et profond qui est le plus récupérateur quand on dort. Consistant à s’allonger quelques instants, elle procure de nombreux bénéfices :

– elle réduit le ou les stress

– elle augmente la créativité (les meilleures idées interviennent dans plus de 30 % des cas au moment de l’assoupissement) et la résistance nerveuse

– elle améliore la mémoire et la concentration

– elle permet en peu de temps de recharger « les batteries » mises à plat par la vie sociale et professionnelle, par un emploi du temps surchargé ou par un sommeil non récupérateur

Pendant cette sieste, on constate une réduction du taux de cortisol et d’adrénaline (hormones du stress), une amélioration de la vigilance (les accidents de la route les plus graves ont lieu la nuit ou entre 13 et 15 heures), une restructuration de notre tissu cérébral ainsi que son activité (elle lutterait contre la maladie d’Alzheimer), elle améliore la digestion, favorise la bonne humeur, est bénéfique pour le cœur…

Attention cependant à ce que cette sieste ne soit pas trop prolongée, au risque d’induire une insomnie pour certains.

Pour pratiquer la sieste, il n’y a pas de technique ni de durée standard, il convient en premier lieu d’accepter de ne rien faire pendant quelque temps. La durée sera celle qui vous permettra d’être de nouveau opérationnel(le). Quoi qu’il en soit, 20 minutes de sieste plusieurs fois par semaine permettent de réduire le sommeil nocturne d’environ 2 heures quand les activités professionnelles ou personnelles imposent cet état.

Le mieux est de pouvoir s’allonger dans un lit afin de pouvoir récupérer les heures de sommeil nocturne perdues. Quand ce n’est pas possible, on peut pratiquer cette sieste en restant assis dans un fauteuil, une chaise longue, voire un hamac ou à même le sol. Bras et jambes décroisés, yeux fermés, il faut adopter une respiration lente et ample en cherchant bien entendu la détente mentale et en décontractant les muscles du corps, dans un endroit calme et silencieux.

 

Apprécier les joies de l’amour

Bonnes ou mauvaises pour le cœur et le cerveau ? Question qui interpelle plus d’un homme… et plus d’une femme ! Il fut un temps où l’amour physique était déconseillé aux cardiaques et aux stressé(e)s. Certains cardiologues, neurologues ou psychiatres interdisaient tout acte sexuel aux personnes ayant eu un infarctus du myocarde ou en état de tension nerveuse et de stress permanent. L’histoire de Félix Faure a marqué les esprits.

Pourtant, une étude japonaise portant sur 5 500 cas de mort subite a montré que 34 cas seulement étaient dus à des « excès amoureux » dont 27 cas avec un ou une partenaire non légitime. Ce serait plutôt l’infidélité qui serait dangereuse pour le cœur, certainement en raison de l’anxiété produite, bien entendu préjudiciable au muscle cardiaque et au système nerveux. Aujourd’hui, les conclusions ont changé… et tant mieux. L’exercice physique modéré est considéré comme un véritable traitement de l’infarctus du myocarde, des états de stress et de tension nerveuse.

Durant l’acte sexuel, les battements cardiaques peuvent atteindre en moyenne 117 par minute, l’équivalent de la montée à pied de deux étages. La peur, les angoisses sont oubliées par une déconnexion du cerveau « pensant ». Le cerveau sécrète davantage d’endorphines, ce qui procure une certaine euphorie que certains ont qualifiée de « béatitude ». La reprise d’une activité sexuelle « harmonieuse » après un infarctus dépend également de l’attitude du ou de la partenaire. En effet, un comportement surprotecteur ou dévalorisant n’entraîne pas la reprise de confiance, mais au contraire une élévation de l’anxiété et de la peur.

L’amour n’est périlleux que pour les « forcenés de la performance ».

 

 

Christian Brun

Source: psychologies.com

 

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