Pleurer devant un film, fait du bien

Pleurer devant un film, fait du bien
Photo psychologie.com

Ne soyez plus timide d’être émue devant une scène romantique, ni même de pleurer en regardant « Sam je suis Sam » ou encore « Seven pound », Bien sûr qu’on sait que ce n’est pas vrai, que l’acteur n’est pas mort en vrai, mais on a quand même envie de chialer. On rit bel et bien devant des comédies sans pour autant éprouver ce malaise ! 

Non, vous n’êtes pas la seule à vous investir totalement dans un film, au point d’en ressentir le moindre « feeling ». Certains psychologues disent même que nous entretenons des relations «para-sociales» avec les personnages de fiction. Autrement dit, des relations unilatérales, car nous savons tout de ces personnes, alors qu’elles ne savent rien de nous. La professeure de psychologie Jennifer Barnes, confie que d’ailleurs que nos cerveaux ne sont pas vraiment conçus pour distinguer une relation réelle d’une relation fictive. Ainsi, des sentiments d’affection pour un personnage de série ou de films peuvent être tout aussi bénéfiques qu’une affection pour une personne réelle ; en augmentant son estime de soi ou encore en diminuant sa solitude par exemple.

Améliorer son moral en passant des soirées entières avec un film ou une série  et avoir du mal à la quitter en fin de saison, voilà qui peut sembler suspect. Et pourtant, la professeure de psychologie déculpabilise : Lorsque vous passez une heure chaque semaine avec un personnage pendant une saison entière, il est normal qu’il devienne une sorte d’ami, et que vous soyez bouleversé à la fin de votre relation.

Une étude menée en 2015 par la professeure Barnes, montre que les drames fictifs améliorent même l’intelligence émotionnelle des téléspectateurs. En clair, ils optimisent notre aptitude à comprendre les sentiments des autres. On retrouve ce phénomène dans la littérature. On nourrit sa propre expérience, de celles des personnages de fiction. Devenir ami avec quelqu’un dont le mode de vie ou la catégorie sociale est différente de la vôtre peut vous aider à mieux comprendre ce groupe de personnes, illustre la spécialiste. Et le principe est valable, que la personne soit réelle ou fictive. Jennifer Barnes précise que tout dépend de son implication : «les résultats peuvent être différents entre quelqu’un qui est investi émotionnellement dans la fiction et quelqu’un qui la découvre pour la première fois.

Ceci étant dit, ce n’est pas une raison pour pleurer des semaines la mort brutale d’un personnage. Dans les faits, la tristesse causée par la fiction peut être très forte, mais ne doit pas durer plus d’une heure ou deux, indique l’universitaire. Il n’y a donc aucun mal à pleurer devant une fiction, à condition que cela n’affecte pas la vraie vie.

Yasmine Amziane
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