Intelligence émotionnelle: ses cinq grandes composantes

Intelligence émotionnelle: ses cinq grandes composantes

L’intelligence émotionnelle est un grand facteur de réussite, tant au plan personnel que professionnel. Contrairement aux idées reçues, les diplômes ainsi que le quotient intellectuel ne permettent pas de prédire le succès. Parmi les facteurs dont dépend la notion de réussite dans la vie, le quotient intellectuel représente au mieux 20%, selon le psychologue Daniel Goleman. Le fait qu’un étudiant soit parmi les meilleurs de sa classe ne montre pas nécessairement qu’il est apte à affronter les épreuves de l’existence, ni à saisir les opportunités qui se présentent.

L’aptitude émotionnelle détermine comment nous exploitons nos atouts, nos aptitudes, nos dons, y compris nos aptitudes intellectuelles. Alors que le quotient intellectuel est peu modifiable par l’expérience ou l’éducation, les aptitudes émotionnelles s’acquièrent et se développent. Howard Gardner, succédé par Salovey et Mayer, puis par Goleman, ont démontré qu’il existe un large éventail d’intelligences. C’est pourquoi aucun test ou examen ne peut évaluer ou mesurer la gamme complète des talents et des capacités fondés sur l’intelligence émotionnelle d’une personne.

Intelligence émotionnelle: ce qu’elle est

Selon Estelle Morin, professeure titulaire aux HÉC, l’intelligence émotionnelle représente « un ensemble d’habiletés verbales ou non verbales permettant à un individu de générer, reconnaître, exprimer, comprendre et évaluer ses propres émotions et celles des autres de manière à orienter les pensées et les actions permettant d’affronter efficacement les exigences et les pressions de l’environnement. »

Selon Estelle Morin, professeure titulaire aux HÉC, l’intelligence émotionnelle représente « un ensemble d’habiletés verbales ou non verbales permettant à un individu de générer, reconnaître, exprimer, comprendre et évaluer ses propres émotions et celles des autres de manière à orienter les pensées et les actions permettant d’affronter efficacement les exigences et les pressions de l’environnement. »

Les compétences associées à l’intelligence émotionnelle contribuent non seulement à la qualité de l’expérience au travail mais au développement du sentiment de réussite. Ainsi, pour devenir plus émotionnellement intelligent au travail, nous devrons développer et intégrer les compétences associés.

Ses composantes

La conscience de soi

C’est la capacité de prendre conscience de nos états intérieurs, préférences, ressources et intuitions. En fait, celui qui est sourd à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments. En reconnaissant nos ressentis et leurs effets, on apprend à reconnaître nos forces et limites, ce qui nourrit la confiance en soi.

La maîtrise de soi

C’est la capacité de gouverner nos émotions et pulsions et de les adapter aux différentes situations; ce qui inclut parfois la capacité de retarder la satisfaction d’une pulsion afin de miser sur un accomplissement beaucoup plus grand (voir 2 clés pour développer la maîtrise de soi). C’est aussi la capacité de se montrer fiable et honnête; s’acquitter de son travail de façon responsable; faire preuve de souplesse devant les changements et être à l’aise avec les approches, les idées et les informations nouvelles ou différentes.

La motivation

Regroupe les compétences émotionnelles permettant d’atteindre nos buts, notamment l’effort, l’engagement face à soi-même, face à son travail, face aux objectifs d’un groupe, d’une entreprise. C’est aussi la capacité à faire preuve d’initiative, c’est-à-dire être prêt à saisir les opportunités; ou encore l’aptitude à l’optimisme, comme le fait de poursuivre ses objectifs avec ténacité, malgré les obstacles et les revers. Les compétences associées à la motivation sont nécessaires à quiconque aspire à développer un projet d’affaires et lancer une entreprise.

L’empathie

Il s’agit des compétences en lien avec la compréhension d’autrui, c’est-à-dire la capacité de capter les sentiments et les points de vue des autres et éprouver un intérêt réel pour leurs préoccupations. La passion du service, c’est-à-dire, anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients. La relation d’aide, c’est-à-dire, identifier les besoins et les limites d’autrui et stimuler leurs capacités. Le sens politique, c’est-à-dire la capacité à déchiffrer les enjeux des groupes et ses relations de pouvoir. Les personnes empathiques sont plus réceptives aux signaux subtils liés aux besoins et désirs d’autrui. Ces personnes sont douées pour l’enseignement, la vente, la gestion et les autres métiers où l’intérêt pour autrui est primordial.

La maîtrise des relations humaines

Réunit les compétences visant à persuader; envoyer des messages clairs et convaincants; inspirer et guider des groupes, des personnes; initier ou gérer des changements; négocier et résoudre des conflits; cultiver des relations; travailler avec les autres à des objectifs communs et mobiliser une équipe. Les personnes qui savent se rendre populaires aiment diriger efficacement leurs relations. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports constructifs.

L’intelligence émotionnelle est un art d’être. Comme tous les arts, celui-là est très précieux, non seulement pour la qualité de la vie professionnelle, mais aussi pour le développement d’une société responsable et fondamentalement plus humaine.

Pour aller plus loin, découvrez l’ouvrage de Daniel Goleman intitulé Cultiver l’intelligence relationnelle, publié chez Robert Laffont en 2009.

Source : oserchanger.com

Manel DRARENI
CONTRIBUTOR
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