Il a une âme de propriétaire !

Il a une âme de propriétaire !

« C’est ma maîtresse ! », « C’est mon camion ! » Votre enfant use et abuse des pronoms possessifs comme si tout lui appartenait. Animé par ce besoin de posséder et de tout garder pour lui, votre enfant est souvent en conflit avec les autres.

Le problème

  • Votre enfant a vraiment du mal à prêter et n’est pas partageur. Cela signifie-t-il qu’il ne sera pas généreux plus tard ?

Qui ça perturbe ?

  • Votre enfant. Animé par ce besoin de posséder et de tout garder pour lui, votre enfant est souvent en conflit avec les autres.
  • Vous. Alors que vous essayez de lui transmettre de belles valeurs de générosité et de partage, il vous répond « Propriété privée » ! Cela vous gêne…

AU CAS PAR CAS LA SOLUTION

Il est encore petit

  • Selon une étude (université de Zurich, 2008), il semblerait qu’aucun enfant jusqu’à 5-6 ans n’échappe à une période d’indifférence à l’autre. C’est après que se développe l’intérêt pour autrui. Voilà pourquoi un enfant de 3 ans a beaucoup de mal à avoir des élans de générosité : il est trop égocentrique !

Ce qu’il faut faire

  • Rien ne vous empêche de montrer l’exemple en attendant qu’il grandisse. Peu à peu, il s’imprégnera de cette culture du partage.

Ce qu’il faut lui dire

  • « Tu vois, on prête nos outils au voisin. Ensuite, il nous les rend. Et si nous avons besoin de sa tondeuse, il nous la prêtera. »

Il a besoin de se rassurer

  • A cet âge, un enfant considère que tout ce qu’il possède, c’est un peu lui. S’il doit se séparer d’un objet pour le prêter, il se sent attaqué dans sa globalité : c’est comme si on enlevait une partie de lui. Et quand il rajoute des pronoms possessifs devant les personnes de son entourage (« ma » maman, « ma » maîtresse), c’est une façon de se rassurer sur la solidité de ses repères.

Ce qu’il faut faire

  • Vous êtes peut-être peinés par l’attitude de votre enfant qui se montre si possessif et si peu prêteur. Vous avez l’impression d’avoir raté quelque chose dans son éducation… Rassurez-vous : ce n’est qu’un passage et il a tout le temps de changer !
  • Surtout, évitez de le juger. Lui coller une étiquette de « pas prêteur » serait la meilleure façon de l’enfermer dans ce rôle.

Ce qu’il faut lui dire

  • « Je comprends, c’est difficile pour toi de prêter tes jouets. Mais tu y arriveras. Tu verras, ça fait plaisir de faire plaisir ! »

Il ne supporte pas de partager

  • Quand un copain vient s’amuser à la maison ou au square, pas question pour votre enfant de prêter sa pelle ou son camion ! Si l’autre fait une tentative d’approche, il se met en colère.

Ce qu’il faut faire

  • Ne le forcez pas à prêter, ce serait violent. Mais ne le laissez pas gérer seul ce type de situation. Il ne sait pas encore bien parler, il a besoin de vous pour mettre des mots sur ce qui se passe.

Ce qu’il faut lui dire

  • « Tu as le droit de ne pas vouloir prêter ta pelle et ton camion. Mais tu ne dois pas taper les autres enfants. »

Source : enfant.com

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