Chez les séniors, des nuits qui s’allongent pourraient signaler un risque de démence

Chez les séniors, des nuits qui s’allongent pourraient signaler un risque de démence
© Gëzim Radoniqi/Flickr/CC-BY-2.0

Une étude menée sur 2500 personnes âgées suggère que ceux qui se mettent progressivement à dormir plus de 9 heures par nuit courraient deux fois plus de risque de développer une démence.

Avec l’âge, les nuits ont souvent tendance à se raccourcir, au grand dam de ceux qui voient chaque année leur heure de réveil s’avancer et la fatigue augmenter. Cependant, dormir beaucoup n’est pas forcément plus avantageux : d’après des chercheurs américains, cela pourrait être, chez certaines personnes âgées, le signe d’une dégradation neurologique, et d’un risque plus élevé de développer une démence dans les dix années à venir.

Cette hypothèse se base sur le suivi, pendant treize ans, de près de 2500 personnes âgées au départ de 66 à 78 ans. Les chercheurs ont observé que ceux qui dormaient plus de neuf heures par nuit, ou qui s’étaient mis à dormir plus de neuf heures par nuit au cours des années de suivi, étaient de 2 à 2,4 fois plus nombreux à avoir développé une démence durant les treize années de suivi que ceux dont le sommeil était resté d’une durée moindre ou s’était raccourci au fil des années. Cet effet était surtout marqué chez les populations déjà à risque, c’est-à-dire peu éduquées ou présentant dès le début de l’étude de légers troubles cognitifs.

L’allongement du sommeil serait un mécanisme de compensation

« L’allongement de la durée du sommeil pourrait être un mécanisme de compensation, face à l’accumulation de plaques amyloïdes par exemple, explique Sudha Seshadri, qui a dirigé les travaux, car des études ont montré que ces plaques, qui commencent à s’accumuler plusieurs dizaines d’années avant que les premiers symptômes de démence n’apparaissent, sont dissipées plus efficacement durant le sommeil. »

 

Elsa Abdoun

Source: science&vie.com

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  • djouaher
    24 février 2017, 11 h 10 min

    un rejet de la réalité peut créer une deconnection neurologique avec sa conscience et l inconscient prend la reléve surtout pendant le sommeil là où nous avons plus le contrôle decisif de nos pensées,et meme provoquer schisophrenie ,démence et toutes maladies mentaux,et de reprendre le contrôle devient tres difficile et quasiment impossible car cela rend cet etat incomprehensible pour le concerné et encore plus pour l analyste qui n est pas sujet à cet etat mentale,un psy ne peut comprendre que par son point de vue, et ça comprehension ne peut etre basé que par ça propre experience

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