Apprendre à gérer les différents stress

Apprendre à gérer les différents stress

A différentes situations, différents types de stress. Avant de pouvoir surmonter les tensions nerveuses, il convient d’abord d’identifier leurs sources pour mieux réagir lorsqu’un pic de nervosité apparait. Voici quelques exercices pour faire le tri entre les stress pour mieux s’en débarrasser.

Transformez les stress et faites-en des alliés. Bien entendu, cela ne peut s’opérer qu’en se posant chaque fois quelques questions :

Qu’ai-je à y gagner ?

Que dois-je comprendre de cette nouvelle épreuve ? 

Qu’ai-je fait ou que n’ai-je pas fait pour me retrouver dans cette situation qui me rappelle mon passé ?

Ne vous stressez pas pour des choses qui n’en valent pas la peine et remettez à leur place les notions d’importance et de primordiale. Prenons l’exemple de la voiture dans laquelle hommes et femmes se retrouvent comme dans le ventre de Maman, en sécurité, et qu’ils considèrent comme un bien de première nécessité qui accapare leur argent et toute leur attention. Dès qu’arrive une éraflure, leur vie en est bouleversée.

Si maintenant, au lieu d’attendre quelque chose en retour de votre cadeau, vous ne pensiez qu’à votre ressenti et au plaisir que vous avez eu d’offrir et sans vous préoccuper de la réaction de l’autre, deux possibilités :

soit l’autre reçoit son cadeau, est très content mais ne le démontre pas d’une manière ostentatoire… Vous n’êtes pas frustré(e)… puisque vous n’attendiez rien en échange ;

soit l’autre reçoit son cadeau et vous démontre sa joie. Puisque vous n’attendiez rien en échange, cela devient un vrai cadeau pour vous.

Oubliez aussi vos rêves de Prince Charmant ou de Princesse, de couple vivant en harmonie parfaite, d’un travail sans soucis, d’enfants sans problème. Si cela arrive, ce sera un cadeau pour vous mais vous n’aurez pas perdu d’énergie à « être dans le vouloir » si ce n’est le « pouvoir ».

Ne mettez pas la barre de vos propres exigences trop haut. Là encore notre système éducatif cause bien souvent de graves et dures déceptions. Combien de parents, inconsciemment quelquefois, imposent à leur progéniture des rêves utopiques, des exigences qu’elle ne pourra pas tenir et, toute sa vie, le petit garçon, la petite fille puis l’homme ou la femme cherchera à tout prix à réussir, pour plaire et satisfaire Papa, Maman. Parfois, pour ne pas dire souvent, nos capacités ou nos désirs intimes ne correspondent pas à ceux de nos parents.

Autre exemple : vous avez rendez-vous et vous êtes en retard. Vous accélérez et les feux tricolores passent tous au… rouge. Solution : téléphonez (arrêté bien entendu) pour avertir de votre retard, puis décélérez. Vous verrez tous les feux passer au vert et vous arriverez à l’heure pour votre rendez-vous (histoire véridique).

Apprendre à accueillir les stress

Accueillez les stress pour évoluer, pour croître et vous enrichir. Il s’agit d’une notion difficile à comprendre et à accepter quand on est dans les ennuis de toutes sortes. Et pourtant, quand vous en serez sorti, retournez-vous et regardez ceux qui vous ont permis de vous surpasser et peut-être… de ne pas refaire les mêmes erreurs. Chaque stress ou problématique résolue est une victoire sur vous-même ; accueillez-les comme un moyen d’évolution.

Faites le deuil de vos attentes et de vos rêves pour ne plus être en attente de…

Vous cherchez le cadeau à offrir pour votre bien-aimé(e) ou un(e) ami(e). En général on tente de trouver le cadeau original pour être sûr de faire plaisir et d’être celui ou celle qui fait un cadeau unique. Vous trouvez enfin ce cadeau, vous faites un beau paquet et vous l’offrez. Deux possibilités peuvent intervenir :

soit la personne qui reçoit votre présent est folle de joie, arrache le papier cadeau et vous saute au cou en vous embrassant et en vous complimentant pour votre choix. Vous êtes heureux(e) et c’est un cadeau pour vous…

soit la personne est également très heureuse de recevoir votre présent mais elle le démontre plus pudiquement. Elle met votre cadeau, non déballé, un peu plus loin sur une table. Vous attendiez une démonstration, un juste retour et vous vous sentez frustré(e), voire rejeté(e) et incompris(e).

Posons-nous la question : ce que je fais, je le fais pour moi parce que cela correspond à mes aspirations, à mon désir ou est-ce pour satisfaire mes parents, mon mari, ma femme, mon ego, mon désir d’être reconnu et aimé quel qu’en soit le prix à payer ?

Exprimer ses émotions

Notre société nous impose un mutisme sur nos émotions ou du moins sur la manifestation de nos émotions. Nous devons rester conformes aux autres et à ce que la société souhaite pour nous. Nous ne devons pas nous mettre en colère (je suis un vilain garçon si j’ose exprimer ma colère), nous ne devons pas parler fort, ni être démonstratif, ni pleurer (sinon je ressemble à une fille), … ni rire (il y a tellement de gens malheureux autour de nous qu’il est indécent d’être heureux).

 

Bien des exemples de ce type remplissent notre tiroir d’interdits émotionnels. Combien de fois a-t-on confondu la colère et la violence ? La violence résulte des colères rentrées, non exprimées. Les colères exprimées avec respect ne sont que l’expression d’un trop plein, d’un ras-le-bol, d’un mécontentement. Comme le disent si justement François et Gérard Sueur1, elles permettent de vider « régulièrement la cocotte-minute émotionnelle ». En ce sens, elles évitent le « pétage de plombs » que certains éprouvent vers 40 ou 50 ans de vie émotionnelle bloquée.

Les gens qui vident régulièrement leur « cocotte » ne font pas peur tandis que ceux qui ne parviennent pas à s’exprimer, pour des raisons d’éducation, de société, de tempérament, peuvent devenir violents quand ils se donneront le droit d’exprimer leur mécontentement.

Le réactionnel vide régulièrement sa cocotte-minute.

L’inhibé de la réaction voudrait bien mais ne peut pas, compte tenu de son éducation, de son code moral.

L’annulé du ressenti est en dehors et ne ressent rien, à un tel point que l’on peut se demander s’il est en vie, car il n’a aucune envie.

Il faut donc verbaliser, décharger, exprimer, trouver les moyens corrects, non invasifs et non violents pour exprimer son ou ses ressentis.

Reconnaître et accepter consciemment ses erreurs permet de se bonifier. Celui ou celle qui accepte ses propres erreurs accepte aussi celles des autres. C’est la paix universelle dans toute sa dimension humaine tant au niveau matériel, physique et psycho logique que religieux et spirituel.

Acceptez d’être cajolé(e), cocooné(e). Ce n’est pas faire preuve de faiblesse, mais au contraire montrer que vous êtes un être humain, une Femme, un Homme avec vos doutes, vos besoins, et votre demande et votre besoin d’Amour !

Écrire

Écrire une lettre à un bouc émissaire

Une technique pour se libérer de la pression liée à un contentieux émotionnel non exprimé verbalement et/ou physiquement consiste à écrire deux lettres à un bouc émissaire, par exemple quelqu’un avec qui vous avez été en conflit. Écrivez sans faire de brouillon et sans envoyer bien entendu le courrier. Le but est d’accéder à une compréhension de l’origine du conflit et non de vouloir changer l’autre.

La première lettre correspond à ce que vous avez subi et que vous ne vouliez pas. Exprimez vraiment tout ce que vous avez ressenti, sans aucune retenue, vous êtes et serez le ou la seule à lire vos écritures.

La seconde lettre concerne ce que vous attendiez et ce que vous n’avez pas eu.

Durant l’écriture de ces courriers, ne retenez pas vos émotions, exprimez-les enfin.

Quelques jours plus tard, si vous en ressentez le besoin (si tout n’a pas été exprimé), vous pourrez rajouter quelques post-scriptum.

Afin de faire le point et de savoir réellement qui vous êtes sans votre « masque », vous pouvez rédiger des petites annonces.

Rédigez une annonce matrimoniale que vous ne publierez pas bien entendu. Il faut en quelques mots spontanés (3 lignes) dire qui vous êtes, ce qui vous caractérise, quel compagnon vous recherchez.

Rédigez une annonce à laquelle vous aimeriez répondre.

Deux colonnes pour mieux rebondir

Listez dans une colonne tous les motifs de satisfaction de votre vie et, dans une autre, les stress que vous percevez comme négatifs.

Listez tous les outils de séduction/relation, c’est-à-dire tous les éléments que vous utilisez pour rentrer en relation avec les autres. Il ne s’agit pas bien entendu de relation hommes/femmes. Ces outils peuvent être, par exemple, le sourire, le parfum, les lunettes, l’humour, le langage…

L’arbre de vie

Inscrivez en haut d’une page vierge votre date de naissance. Tirez une ligne verticale jusqu’en bas où vous mettez la date d’aujourd’hui.

Puis de chaque côté de cette ligne, écrivez « positif ou négatif ». Le travail consiste à mettre de façon spontanée les événements de votre vie qui vous viennent naturellement à la mémoire soit dans le positif, soit dans le négatif (ce que vous ressentez comme positif ou négatif au moment présent de votre vie).
Il ne s’agit nullement de rechercher « mentalement » des souvenirs. Vous constaterez qu’il existe une période sur votre grille qui ne contient aucun élément.

C’est à ce moment qu’il faudra demander à votre mental de laisser remonter à la surface ces événements soi-disant oubliés. Ce sont ces souvenirs « oubliés par notre mental » qui conditionnent, peut-être, notre vie quotidienne, nous empêchent de vivre réellement notre vie d’hommes ou de femmes responsables, nous emprisonnent et nous empoisonnent.

Lisez vos différents courriers, à haute et intelligible voix et avec l’intonation avec laquelle vous les avez écrits, seul(e) et laissez venir votre ressenti du fond du ventre et non de la « tête ».

Relisez ces courriers régulièrement à haute voix et seul(e) tous les jours toujours avec l’intonation et laissez exprimer vos émotions. Quand vous ne ressentirez plus d’émotion à leur lecture, brûlez-les, et recommencez avec un autre bouc émissaire (il y en a tellement !).

Sur une page, écrivez en haut le nom de l’événement en contentieux (par exemple maladie, divorce, licenciement). Partagez cette page en deux, avec une colonne « + » et une colonne « – ». Inscrivez les bénéfices et inconvénients générés par ce contentieux (exemple : maladie) puis refaites la même chose avec l’élément duel (exemple : être en bonne santé).

Écrire ses projets

Cet exercice consiste à écrire tous vos projets, quels qu’ils soient, pêle-mêle, à les classer par ordre d’importance pour vous, puis à choisir les deux ou trois projets qui vous semblent dans le moment présent les plus importants.

Indiquez les ressources nécessaires pour les réaliser. Par exemple, si je souhaite jouer du saxophone, il me faut acheter ou louer un saxo puis prendre des cours de solfège, trouver un professeur de saxophone, m’inscrire au conservatoire.

Indiquez, c’est cela le plus important, une date butoir. Si, à cette date « butoir », votre projet n’est pas réalisé, vous passerez au second projet, mais vous ne restez pas dans un rêve utopique qui grignote peu à peu votre énergie et vous empêche de réaliser d’autres projets.

Il faut réaliser ce que l’on souhaite vivement pour en éviter le regret permanent. Ainsi, si je réalise mon projet de saxo, deux possibilités s’ouvrent à moi :

soit je deviens un bon musicien et je suis ravi et heureux ;

soit je n’y arrive pas et dans ce cas je n’ai aucun regret puisque j’ai réalisé ce que je souhaitais faire. Je peux « passer » à un autre projet.

Christian Brun

http://www.psychologies.com/

Issam Saidi
CONTRIBUTOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply