Ados: le risque de suicide lié au degré d’attention des parents

Ados: le risque de suicide lié au degré d’attention des parents
PHOTO 123RF, KAREL MIRAGAYA

Les adolescents dont les parents sont distants et s’intéressent rarement à ce qu’ils ressentent ont beaucoup plus de pensées suicidaires que ceux qui font l’objet d’une plus grande attention parentale, selon une étude présentée mardi.

Cette étude révèle que les enfants entre 12 et 17 ans ont nettement plus tendance à penser au suicide ou à faire une tentative si leurs parents ne montrent pas suffisamment leur affection pour eux.

«Les enfants ont besoin de savoir que quelqu’un est là pour eux et malheureusement un trop grand nombre d’entre eux ne ressent pas ce soutien, ce qui est un problème majeur», a expliqué Keith King, professeur à l’Université de Cincinnati, co-auteur de ces travaux, objet d’une présentation à la conférence annuelle de l’American Public Health Association à Atlanta.

C’est à 12 et 13 ans que les adolescents sont le plus sensibles à l’attitude parentale, ont constaté ces chercheurs qui ont effectué une nouvelle analyse des résultats d’une enquête nationale sur l’usage de la drogue et la santé, effectuée en 2012.

À ces âges, ceux dont les parents ne disent jamais ou rarement à leurs enfants qu’ils sont fiers d’eux avaient cinq fois plus de risque de pensées suicidaires et près de sept fois plus de probabilités de tenter de se suicider, ont déterminé ces chercheurs.

Également chez les 12-13 ans, ceux dont les parents leur disent peu ou jamais qu’ils travaillent bien ou ne les pas aident à faire leurs devoirs courent «un risque extrême de suicide», ont-ils également constaté.

Même si les tendances suicidaires sont moins prononcées chez les lycéens que chez les collégiens de 12-13 ans, elles restent néanmoins élevées quand leurs parents ne sont pas investis émotionnellement, indique l’étude.

Ainsi chez les 16-17 ans dont les parents leur disent rarement ou jamais qu’ils sont fiers d’eux, le risque de pensées suicidaires est trois fois plus grand et celui de faire une tentative de suicide est quadruplé.

Selon un rapport publié en août dernier par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le taux de suicide chez les adolescents américains augmentent régulièrement depuis 2007.

Ce taux a doublé chez les filles de 15 à 19 ans entre 2007 et 2015 quand il a atteint son niveau le plus élevé en 40 ans, précisent les CDC.

Chez les garçons du même groupe d’âge, ce taux a grimpé de 30% sur la même période.

AFP Washington

Lamia Siffaoui
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