Algérie : Une chasse à l’homme noir inexpliquée

Algérie : Une chasse à l’homme noir  inexpliquée

Les autorités algériennes ont longtemps dissimulé la réalité de la forte migration subsaharienne vers l’Algérie. Elles considèrent que les populations migrantes ne font que transiter, à travers le pays, pour rejoindre l’Europe, le véritable Eldorado.

Cependant, des centaines de migrants, finissent par reporter ultérieurement ou abandonner l’idée de rejoindre la terre européenne et décident de s’installer en Algérie et d’y travailler. Petit hic : l’Algérie ne veut pas d’eux ! 

Tout d’abord, il est important de savoir faire la différence entre réfugier et  migrant. Le migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne qui vit dans un autre pays  que son pays natal pour une durée supérieure à un an. C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés, mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays. Un réfugié est une personne forcée de quitter son pays à cause d’une crise politique majeure : guerre, violences, misère. Il est d’abord demandeur d’asile, le temps que sa situation soit étudiée et, s’il correspond aux critères de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, il obtient par la suite le statut de réfugié.

Les migrants en Algérie sont au nombre de 100.000, dont 24.000 Syriens. Selon les résultats d’une étude menée par Amnesty International Algérie, seulement 7 000 migrants bénéficient d’un statut légal, autrement dit : d’une carte de réfugié les autorisant à séjourner en Algérie.

Ces derniers jours, des dizaines de migrants clandestins ont été arrêtées par les forces de l’ordre, et sont systématiquement placées dans des camps de réfugiés avant d’être expulsées vers leurs pays. L’article 12 de la Charte africaine des Droits de l’Homme, signée par l’Algérie, interdit pourtant les expulsions collectives.

Aucune annonce publique n’a encore été faite par les autorités algériennes mais, dans le camp, les Gendarmes laissent entendre aux migrants qu’ils seront expulsés du pays. L’Algérie avait arrêté les refoulements à la frontière en 2012, au début du conflit malien. Pourquoi ce revirement ? Personne ne l’explique pour le moment.

Néanmoins, Mr Farouk Ksentini, avocat et président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme en Algérie a justifié ces expulsions, estimant que les Algériens étaient « exposés au risque de la propagation du Sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles à cause de la présence de ces migrants ».

1 comment
Yasmine Amziane
CONTRIBUTOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply

1 Comment

  • Mohammed
    4 janvier 2017, 13 h 35 min

    UN SEUL CRI DU PEUPLE ALGERIEN: ON NE VEUT PAS DE MIGRANTS NI DE REFUGIES D’AFRIQUE NOIRS EN ALGERIE.

    Ces faux migrants, faux manœuvres et faux maçons dans nos chantiers de constructions ne sont chez nous que pour des actions malsaines, inacceptables, agressions avec des armes blanches, nuisances sonores, pantalons jusqu’aux mi-cuisses, comportements intolérables, Drogues, cocaine, trafiques de tout genres………etc.

    NOS CRIS SONT FORTS ET INCHANGES, ILS DOIVENT PARTIR ET CONSTRUIRE CHEZ EUX, ceux qui prétendent qu’ils font tourner l’économie algérienne racontent n’importe quoi, pourquoi ces migrants payent des impôts ou des loyers et non et même les plus faux travailleurs doivent partir chez eux et sans retour.

    REPLY