Qui est Emmanuel Macron et que propose-t-il dans son programme ?

Qui est Emmanuel Macron et que propose-t-il dans son programme ?

L’ancien Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, qualifié pour le second tour de la présidentielle, a fait une remarquable campagne sur une « ligne de crête » entre gauche et droite. Voici ce que vous devez savoir sur lui et sur son programme. 

Petite biographie :

Emma­nuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens (âgé de 39 ans), est le fils d’un couple de médecins. Son père est neurologue, sa mère pédiatre, et tous deux sont profes­seurs au CHU d’Amiens. Aîné de la fratrie, il a un frère et une sœur. Élève brillant – il est lauréat du Concours général de français à 16 ans – il se passionne également pour la musique et décroche le troisième Prix de piano du Conservatoire d’Amiens.

En terminale, il arrive au lycée Henri-IV à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris, il entame ensuite un cursus universitaire à Nanterre. En 1999, il est assistant du philosophe Paul Ricoeur et participe à la rédaction de l’un de ses derniers ouvrages. Après une maîtrise de philosophie sur Machia­vel, il rédige son mémoire de DEA sur l‘Inté­rêt géné­ral, lecture et prin­cipes de la philo­so­phie du droit de Hegel.

En 2002, il se dirige vers la haute fonction publique et intègre l’ENA – promotion Léopold Sédar Senghor – d’où il sort diplômé en 2004. Il débute sa carrière à l’inspection des Finances, d’abord inspecteur adjoint en avril 2004, il devient inspecteur des Finances en octobre 2005. En juin 2007, il est chargé de mission auprès du chef de service de l’inspection générale des finances. En 2008, la banque Roth­schild l’engage à l’âge de 30 ans, il en devient asso­cié-gérant en décembre 2010.

En mai 2012, il accepte la proposition de François Hollande, en tant que secrétaire général adjoint de la prési­dence. Le 26 août 2014, il est nommé Ministre de l’Econo­mie, de l’Industrie et du Numérique. Côté vie privée, Emma­nuel Macron est marié depuis 2007 à Brigitte Trogneux, profes­seur de français de vingt ans son aînée, rencon­trée en classe de première au lycée.

Le 30 août 2016, Emma­nuel Macron annonce sa démission du gouvernement. Quelques semaines plus tard, le 16 novembre, il annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle 2017. Hier, lors du premier tour de l’élection présidentielle, il arrive en tête des suffrages avec plus de 23,86 % des voix.

Son programme : 

Emmanuel Macron propose de réaliser 60 milliards d’euros d’économies budgétaires. Cela se traduit dans les faits par la suppression de 120 000 postes d’agents publics en cinq ans (50 000 sur la fonction publique d’Etat et 70 000 sur la fonction publique territoriale). L’ancien ministre de l’économie prévoit également d’économiser 10 milliards d’euros sur le fonctionnement de l’assurance-chômage. Au total, le candidat veut réduire la part des dépenses publiques à 52 % du PIB en 2022 –  Mais le chiffrage de son plan d’économies reste peu détaillé.

Le candidat propose ainsi un grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros, dont notamment 15 milliards d’euros pour la transition écologique, 5 milliards d’euros pour la santé, 5 milliards pour la transformation de l’agriculture, et 5 milliards encore pour la modernisation des administrations publiques.

Il tient par ailleurs à réduire les cotisations sociales payées par les salariés, les indépendants et les fonctionnaires, et à ouvrir les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent, droit qui serait utilisable une fois tous les cinq ans. En contrepartie, « l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables entraîneront la suspension des allocations », précise le candidat.

Emmanuel Macron est l’un des seuls candidats à avoir mené une campagne en faveur de l’Union européenne. Il veut ainsi proposer de lancer dans toute l’Union européenne des conventions démocratiques dès la fin de 2017. Il propose également de créer un budget pour la zone euro et un « poste de ministre de l’économie et des finances de la zone euro, qui aura la responsabilité du budget de la zone euro, sous le contrôle d’un Parlement de la zone euro, rassemblant les parlementaires européens des Etats membres.

L’ancien ministre propose en revanche une série de mesures pour renouveler la vie politique. Le premier volet concerne directement les élus dont, l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs, la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires, la présentation, par le chef de l’Etat, de son bilan national et européen une fois par an devant le Congrès, l’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil pendant leur mandat ; et pour tout élu ou ministre d’employer un membre de sa famille.

Le second volet touche au fonctionnement des institutions et vie à réduire d’un tiers du nombre de députés et sénateurs, renforcer des sanctions financières contre les formations politiques qui ne respectent pas la parité dans les candidatures aux élections, utiliser la procédure d’urgence au Parlement par défaut pour accélérer l’examen des lois ;

Sur l’environnement, s’il ne propose pas de sortir du nucléaire, M. Macron énonce dans son programme une série de mesures ou de grands objectifs environnementaux comme : placer la France « en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides », rénover 1 million de logements mal isolés en cinq ans, faire de la France le « leader mondial » de la recherche sur la transition environnementale  et faire en sorte que 50 % des produits proposés par les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise soient bios, écologiques ou issus de circuits courts d’ici à 2022.

 

Yasmine Amziane
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