Le G20 s’engage à soutenir la croissance après le Brexit

Le G20 s’engage à soutenir la croissance après le Brexit

Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a fait état d’un large consensus autour de la nécessité d’une croissance plus forte. Un consensus facile à atteindre, a noté malicieusement le ministre chinois Lou Jiwei, puisque la croissance actuelle est trop faible.

LES SURCAPACITÉS, UN PROBLÈME MONDIAL

Le spectre du protectionnisme, réveillé non seulement par le Brexit mais aussi par les promesses de campagne du candidat républicain Donald Trump aux Etats-Unis, s’est aussi invité à la réunion du G20.

« Il n’y a pas seulement le Brexit mais aussi d’autres risques pour la croissance, et il y eu beaucoup de débats sur la nécessité d’être vigilants face à d’autres évolutions comme le terrorisme, les risques géopolitiques ou les flux de réfugiés », dit un responsable du ministère japonais des Finances. « Beaucoup d’inquiétudes ont été exprimées concernant le protectionnisme. »

Dans le communiqué, le G20 souligne « le rôle du libre-échange et d’un système de commerce international fort et sûr pour promouvoir une croissance économique mondiale inclusive », c’est-à-dire générant un fort taux d’emploi, et il s’engage à produire de nouveaux efforts pour « revitaliser le commerce mondial et augmenter l’investissement. »

Il reconnaît les difficultés engendrées par les surcapacités industrielles, en particulier dans le secteur de l’acier, et les conséquences négatives qu’elles ont pour le commerce et les travailleurs. Les surcapacités « constituent un problème mondial qui requiert des réponses collectives », affirme le communiqué.

« Nous reconnaissons aussi que les subventions et autres types de soutien apportés par les gouvernements ou institutions publiques peuvent causer des distorsions de marché et contribuer à des situations de surcapacités, cela requiert donc de l’attention », ajoute-t-il.

Les risques de dévaluations compétitives ont également été évoqués et les ministres se sont une nouvelle fois engagés à ne pas y avoir recours, mais ce sujet, bien que mentionné dans le communiqué, ne semble pas avoir tenu une place aussi importante dans les discussions qu’à la précédente réunion du G20 en février à Shanghai

source reuters


Issam Saidi
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