Vide ou Plein : Choisir son histoire avec l’approche narrative

Vide ou Plein : Choisir son histoire avec l’approche narrative

Chacun de nous vit son histoire puis la raconte selon sa perception, ses croyances, sa culture, ses valeurs, et sa propre vision, sauf qu’on a le choix de narrer ou la partie vide du verre ou la partie pleine.

L’approche narrative a été créée par Michael White (psychologue Australien spécialisé en thérapie familiale) et David Epston (anthropologue et travailleur social néo-zélandais) dans les années 80. Celle-ci permet à la personne de sortir de sa bulle à victimisation et de reconquérir le pouvoir et le contrôle de sa vie.

Si sur une table on pose un verre vide, on remplit sa moitié avec de l’eau, et on vous demande de décrire ce que vous voyez, certains d’entre vous vont dire que c’est un verre à moitié plein et d’autres un verre à moitié vide. Bien évidemment les deux observations sont justes, sauf que la première a plus d’avantage que la deuxième, elle est supposée être un signe d’optimisme et l’autre un signe de pessimisme.

La réalité qui entoure chacun de nous passe par plusieurs filtres (valeurs, société, culture, coutumes, règles, institutions…) avant d’être représentée, l’individu peut mettre en avant certaines croyances et éliminer d’autres, il classe, il trie ses idées, et fini par raconter son histoire selon sa vision à lui. Ce qui est significatif pour lui ne l’est pas forcément pour les autres.

Il a été démontré aussi que le cerveau est naturellement plus dirigé vers le négatif, car notre inconscient l’adopte plus facilement, souvent on préfère commencer par la mauvaise nouvelle et terminer par la bonne, et on se demande pourquoi, on fonctionne de telle manière pour être toujours sur ses gardes, voir le mal d’abord pour se protéger. Dans une forêt par exemple on repère ce qui ne va pas en premier, s’il n’y a pas de prédateurs dans le coin pour pouvoir s’installer et camper, c’est ce qu’on appelle « le mode de survie ». Sauf que voir le mal partout ne nous arrange pas dans tous les coups, pour cela la partie consciente de notre cerveau peut nous redonner la clé de nos pensées et les rediriger vers le mode positif.

L’approche narrative consiste à :

Reprendre contrôle : « Certains faisceaux d’indices montrent que si on ne dirige pas consciemment notre attention, le mental est porté vers de l’anxiété » Yves-Alexandre Thalmann. En se concentrant sur une activité on peut mettre à l’écart toute idée anxieuse.

Prise de conscience : Prendre conscience que la réalité n’est pas celle qu’on interprète, qu’on peut se libérer des récits négatifs qui nous emprisonnent et nous bloquent, et on a le choix et la capacité de la représenter de la façon la plus positive possible.

Analyser notre statut de victime : S’interroger sur le comportement qui nous gêne (manque d’estime, timidité, rejet…etc), on peut aussi consulter un thérapeute ou un coach professionnel pour travailler la dessus.

Eviter la comparaison destructive Si vous avez tendance à vous comparer toujours avec des exemples idéaux qui vous dépassent vous ne réussirez donc jamais à vous valoriser et vous allez être envahit d’idées négatives. Favorisez les comparaisons avantageuses.

Remplacer le négatif par le positif : Si par exemple un membre de votre famille rentre du travail et reste toute la soirée silencieux, vous allez automatiquement vous dire « Il veut pas me parler », « Il m’en veut pour quelque chose surement », « qu’est-ce que j’ai fait? ». Vous pouvez remplacer ces pensées négatives par « Il est juste fatigué », « il a besoin d’un moment de silence », « il veut juste se reposer ».

Le coaching narratif et la thérapie narrative sont pratiqués de manière plus approfondit par des experts du domaine, et les clients sortent souvent avec de bons résultats.

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply