Sclérose en plaques : l’algérienne Sara Benmahamed découvre des biomarqueurs spécifiques

Sclérose en plaques : l’algérienne Sara Benmahamed découvre des biomarqueurs  spécifiques

C’est dans le cadre d’une coopération avec le service de neurobiologie du CHU de Constantine, sous la direction du professeur Hamri Abdelmadjid et le laboratoire de biochimie, génétique et biotechnologie végétale, sous la direction du professeur Khelifi Douadi, qu’une jeune étudiante a mis en évidence la présence de biomarqueurs spécifique à la sclérose en plaque, sous le regard bienveillant de ses deux encadreurs, le Dr Belil Soraya et le Dr Benhamada Samia.

L’objectif de l’étude était de mettre en évidence la présence de biomarqueurs grâce à l’électrophorèse monodimensionnelle, en utilisant des sérums de patients atteints de la sclérose en plaques, et en les comparants à ceux des témoins (sujet sains).

Dans cette interview, elle nous parle de la pertinence du travail réalisé, de ses projets dans la recherche scientifique, et du manque de moyens en Algérie, chose qui l’oblige à poursuivre sa quête en France.

Est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Sara Benmahamed 26 ans, j’ai suivi mes études à l’université de Constantine 1, où j’ai obtenu mon master en immunologie /oncologie. J’ai ensuite postulé pour un master en neurobiologie, organisé conjointement par l’université d’Alexandrie et l’université Bordeaux 2, où j’ai eu l’honneur d’être admise avec une allocation. C’était une belle opportunité pour quelqu’un qui veux faire de la recherche scientifique. Actuellement je suis inscrite pour un master 2, option recherche, en neuroépidémiologie de la faculté de médecine à l’université de Limoges, en France.

Quel était le sujet de votre stage ?

Le sujet de mon stage était une étude sur les pathologies neurodégénératives, la sclérose en plaques plus précisément. L’objectif était de mettre en évidence la présence de biomarqueurs sériques spécifiques à la sclérose en plaques (SEP).

Quelle était l’hypothèse de départ ?

Comme la sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, il existe certainement des marqueurs spécifiques à cette maladie dans le sérum des patients atteints, qui peuvent être de bons indicateurs pour un diagnostic précoce.

Que va changer, concrètement, La découverte de ces biomarqueurs pour les personnes atteintes par cette maladie ?

Cette découverte va être très utile pour les patients atteints par la SEP dans le sens où elle va déjà leur épargner de subir les désagréments des ponctions lombaires, et va faciliter le dépistage précoce de cette pathologie. La recherche avance lentement, mais sûrement, pour trouver un traitement, et ces biomarqueurs peuvent être des indicateurs efficaces pour administrer un éventuel traitement avant la propagation de cette maladie, qui n’a pas encore tout révélé aux scientifiques.

Comptez-vous poursuivre vos recherches sur le sujet ?

Oui absolument, il reste beaucoup à faire et je dois valider la présence de ces biomarqueurs selon les normes internationales.

Avez-vous les moyens nécessaires en Algérie pour mener à bien votre mission ?

Je vais poursuivre cette étude en France car il y a un manque criant d’équipements de laboratoire, de pointe, en Algérie. J’aurais par exemple besoin d’avoir recours à la spectrophotométrie de masse, qui est une technique à laquelle je n’ai pas accès ici.
Le gouvernement doit s’intéresser à la recherche scientifique qui peut permettre à l’Algérie de réduire sa dépendance des produits étrangers.

Entrevue réalisée par Soraya Yacoub
Élite Presse

Lamia Siffaoui
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply