Les plus grosses erreurs en termes de culture d’entreprise

Les plus grosses erreurs en termes de culture d’entreprise

Un bon produit, une offre de service révolutionnaire et vous voilà lancé sur les rails de la réussite. Pourtant ces fondamentaux de entrepreneuriat doivent s’accompagner d’une vraie culture d’entreprise pour permettre à cette dernière de croître et durer. Un aspect à ne surtout pas sous-estimer notamment dans la phase de recrutement. Tour d’horizon des erreurs à ne pas commettre dans ce domaine.

Négliger la culture d’entreprise

C’est une erreur malheureusement fréquente. Focalisé sur le développement de leur offre et la gestion des mille et une questions qui se posent à tout entrepreneur durant la phase de développement, certains oublient de définir une culture d’entreprise. Cette impasse est d’autant plus malheureuse qu’elle prive ces derniers d’un puissant levier d’adhésion des recrutés au projet global. L’absence d’identité prive l’entrepreneur de toute possibilité de management par la valeur. Une erreur qui peut s’avérer fatale à moyen ou long terme.

Négliger son apprentissage

Définir une culture d’entreprise ne sert à rien si elle n’est pas transmise. Maurice Thévenet, professeur au Cnam et à l’Essec, définit d’ailleurs cette dernière comme « un ensemble de références partagées dans l’entreprise, consciemment ou pas, qui se sont développées tout au long de son histoire ». Ce spécialiste insiste sur le fait qu’elle résulte d’un apprentissage. La culture d’entreprise est vivante et évolutive, définie par la direction, elle ne signifie rien sans une stratégie méthodique de diffusion à tous les échelons de la compagnie.

Négliger sa cohérence

La culture d’entreprise est un héritage. Même les entreprises les plus jeunes ont une histoire, une philosophie et un esprit. Définir une culture d’entreprise en dehors de ces socles, c’est l’assurance de « taper à côté ». La capacité à fédérer de la culture d’entreprise ne vaut que par la cohérence de sa mise en œuvre. Sa définition passe par l’analyse des moteurs du projet initial et des valeurs qui animent la direction en matière de management. Les collaborateurs doivent reconnaitre au quotidien dans ce dernier la culture d’entreprise affichée.

Négliger les fondamentaux sociaux-culturels

Tous les entrepreneurs internationaux le savent, on ne dirige pas de la même manière d’un pays à l’autre. Les fondamentaux culturels doivent être pris en compte. La culture d’entreprise ne se définit pas selon des modes importées fussent-elles très efficaces dans leur pays d’origine. Nombre d’entreprises européennes ont succombé ces dernières décennies à une forme d’américanisation de la culture d’entreprise et en sont depuis revenues. La culture latine s’accommode mal de certains concepts anglo-saxons. Il s’agit donc de prendre en compte les fondamentaux sociaux-culturels du lieu et de les sublimer. Les Français se retrouvent plus aisément dans la valorisation collective que dans la glorification de l’individu en vogue aux Etats-Unis. Le pragmatisme allemand lui s’attache à une vision de plus en plus marquée par le concept de développement durable. Un héritage de l’éthique protestante qui glisse ces dernières années du social vers l’environnemental.

On le constate, la culture d’entreprise ne s’improvise pas. Elle constitue un additif puissant au carburant d’une entreprise. Sa définition comme sa mise en œuvre nécessitent une réelle implication de l’entrepreneur. Un véritable investissement sur le long terme!

Source: Dynamique Mag

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