La planète Terre est-elle vivante ?

La planète Terre est-elle vivante ?
© WikiImages/Pixabay/CC0

C’est « l’hypotèse Gaïa » de James Lovelock, une théorie émise en 1979 : notre planète fonctionnerait comme un être vivant à part entière.

Et si la Terre était un être vivant ? Une sorte de super-organisme capable de réguler sa température ou sa composition chimique afin de maintenir des conditions favorables à la vie ? Comme le fait par exemple un mammifère en maintenant sa température constante.

Cette théorie a été émise en 1979 par James Lovelock, chimiste spécialiste de l’atmosphère terrestre. Son point de départ : la comparaison entre Mars et la Terre. L’atmosphère de la planète Mars, dominée à 95 % par le dioxyde de carbone (une molécule très stable), est proche de l’équilibre chimique. Celle de la Terre est dans un état de profond déséquilibre : le dioxyde de carbone n’existe qu’à l’état de trace, on y trouve en revanche un oxygène abondant qui coexiste avec du méthane et d’autres substances très réactives.

Un système stable et homéostatique

Or, l’atmosphère terrestre, si éloignée de l’équilibre, est pourtant restée remarquablement stable à travers les âges. Un peu comme le sang d’un être vivant. Idem en ce qui concerne la température : à l’échelle de centaines de millions d’années, elle se révèle être d’une étonnante stabilité. Pourtant, le rayonnement solaire a augmenté d’un tiers depuis l’apparition de la vie ! Et la propriété consistant à garder son état constante alors que le milieu environnant varie s’appelle l’homéostasie… propriété qui caractérise les animaux les plus complexes !

Enfin, le physiologiste constate que sur Terre, la température comme la composition chimique de l’atmosphère tendent vers des valeurs quasi optimales pour le vivant. De fait, une atmosphère avec deux fois plus d’oxygène provoquerait d’incessants incendies, tandis qu’un oxygène raréfié poserait aux êtres vivants des problèmes métaboliques.

Le problème de la finalité

Comme si le « but » du système « Terre » était de favoriser le développement et le maintien de la vie. C’est là où le bât blesse : sa théorie semble assigner un but à la vie et à l’évolution. Ce que toute démarche scientifique ne s’autorise normalement pas.

 

Yves Sciama et Adeline Colonat

Source: science&vie.com

Lamia Siffaoui
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