La Nasa veut accélérer la reprise des vols habités

La Nasa veut accélérer la reprise des vols habités
La navette Orion sera le prochain transport pour les astronautes à destination de Mars et de la Lune. (C) AFP

La Nasa pourrait renvoyer plus tôt que prévu des astronautes dans l’espace, dans la capsule Orion, a annoncé le directeur des opérations de l’Agence. 

EM-1. La Nasa poursuit le développement de sa capsule Orion, dont le vol inaugural a eu lieu il y a déjà deux ans. Conçue pour voler « plus loin qu’aucun engin spatial jamais construit pour (transporter) des humains« , Orion pourrait être lancée à destination de la planète Mars dès 2030. Mais elle doit encore subir de nombreux tests avant cette mission. Le prochain, baptisé Exploration Mission-1 (EM-1), est pour l’instant prévu pour 2018 et sans équipage. La capsule ne devrait pas théoriquement pas transporter d’astronautes jusqu’à son deuxième vol (EM-2), une mission de huit jours prévue à partir de 2021.

La capsule Orion en phase de préparation de son prochain test. © NASA/Rad Sinyak.

Mais l’administrateur exécutif de la Nasa, Robert Lightfoot, a demandé le 15 février 2017 à l’agence spatiale d’évaluer la faisabilité d’embarquer des astronautes dès la première mission. Les conclusions de cette étude sont attendues dans les prochaines semaines. « Notre priorité est de nous assurer de la sécurité et de l’efficacité de la mise en œuvre de toutes nos missions d’exploration prévues » avec Orion, a déclaré vendredi 24 février 2017 Bill Gerstenmaier, responsable adjoint de la Nasa pour les vols habités. Orion sera propulsée vers l’espace par « la plus puissante fusée du monde », baptisée « Space Launch System » (SLS), assure la Nasa. La capsule devrait « rester dans l’espace plus longtemps que tout autre vaisseau construit pour des astronautes ne l’a jamais fait sans s’amarrer à une station spatiale« , prévoit aussi l’agence américaine. L’étude en cours évalue les avantages et inconvénients d’ajouter deux membres d’équipage à la première mission. La décision se fera en concertation avec les astronautes, une fois les conclusions de l’étude connues, a précisé Bill Gerstenmaier. La conduite de cette étude pourrait retarder la mission EM-1 jusqu’à la mi-2019.

 

Sciences et Avenir avec AFP

Source: sciencesetavenir.fr

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