La libellule-cyborg devient le plus petit drone vivant

La libellule-cyborg devient le plus petit drone vivant
© Draper

Ce système de pilotage miniature s’applique à des insectes vivants, et pourrait servir à guider la pollinisation des plantes.

Une libellule, bardée d’un sac à dos technique miniature, et manoeuvrable à distance via le contrôle ciblé de ses neurones de « pilotage » : voici le projet DragonflEye. En cours de conception, ce cyborg est le fruit d¹une collaboration entre la société d’ingénierie américaine Draper, et l’équipe de neuroscientifiques du Janelia Farm Research Campus, à l’Institut médical Howard Hughes (Etats-Unis), et pourrait devenir une réalité d’ici un à deux ans.

Chez la libellule, seize neurones génèrent les mouvements dans toutes les directions. « Stimuler précisément des sous-ensembles de ces neurones permet en théorie de déplacer la libellule dans les directions souhaitées », explique Anthony Leonardo, directeur des recherches au Janelia Farm Research Campus.

Les neurones de la libellule sont pilotés à l’aide de flashs de couleur

Et c’est ici qu’intervient l’optogénétique : les scientifiques modifient génétiquement les neurones de la libellule, afin que ceux-ci produisent des protéines sensibles à la lumière, appelées opsines. L’activité des neurones ciblés peut alors être déclenchée ou inhibée, grâce à des flashs de lumière de couleurs différentes.

L’interface optique, embarquée dans le sac à dos autonome muni de capteurs solaires, permet alors le contrôle à distance de la libellule. « Utiliser l’agilité naturelle d’une libellule de 600 milligrammes offre des opportunités inimaginables avec un drone miniature, précise le chercheur, comme surveiller ou guider la pollinisation des insectes par exemple. »

 

Alexandra Pihen

Source: science&vie.com

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