Comment les oiseaux décident-ils qu’il faut partir ?

Comment les oiseaux décident-ils qu’il faut partir ?
© Reverdy-Tarrasco /Flickr /CC BY 2.0

A la saison des grands départs pour leurs sites d’hivernage, comment les oiseaux savent-ils que le moment est venu de décoller ?

 

La réponse se trouve au cœur du génome de ces volatiles.Génération après génération, hirondelles, cigognes ou colibris ont inscrit dans leurs gènes un plan de vol. Tout y est : temps de vol, durée des étapes, nombre de kilomètres à parcourir et… date de départ.

Pour ce dernier paramètre, les oiseaux se réfèrent à la durée d’ensoleillement journalier. Chaque nuit, ils sécrètent une hormone : la mélatonine, qui rythme également chez l’humain les rythmes nuit-jour. Et quand la quantité a dépassé un certain seuil, ils savent qu’il est temps de préparer le grand départ.

Une phase d’agitation migratoire précède le départ

« Une fois le signal perçu, le volatile ne migre pas immédiatement », explique Maxime Zucca, naturaliste pour Natureparif et auteur de La Migration des oiseaux. « Il entre dans un état d’excitation migratoire : le zugunruhe. Durant quelques jours, ses hormones vont accélérer sa machine digestive, et cette hyperphagie va lui permettre d’accumuler les réserves nécessaires à son long voyage. »

Le festin peut durer jusqu’à deux semaines pour les oies. Cependant, les oiseaux d’une même population peuvent différer leur départ d’une année sur l’autre. « D’autres paramètres entrent en jeu : la pression atmosphérique, la température… Une tempête, par exemple, peut reporter la migration de plusieurs jours. »

—B.C.

Source: science&vie.com

Lamia Siffaoui
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