Riad Nechache : beaucoup moins connu qu’Ikram, ce chercheur algérien est à l’origine de plusieurs percées majeures en enérgie solaire

La vocation de ce journal n’est certainement pas de se pencher sur des évènements, sans grande importance, comme celui d’Ikram, ou toutes les autres futilités qui maintiennent la majorité de notre peuple dans un sommeil profond. Rien que le fait de citer son nom, ça va certainement me valoir un rappel à l’ordre. 

Le directeur de la rédaction aime qu’on aille droit au but, sans s’attarder sur des détails, ou encore en étalant nos états d’âmes dans nos articles, mais parfois, c’est plus fort que soi. C’est d’ailleurs pour cette raison que cet article, qui aurait dû se retrouver dans la rubrique « Sciences », a été détourné vers celle des « Chroniques ».

On a souvent envie de crier très fort, en espérant réussir à se faire entendre par tous nos compatriotes, qui ne font que survivre, sans aucun objectif précis. Ces concitoyens qui n’hésitent pas à dire, en public, que : « les rats sont plus utiles que les algériens ».

Non ! Les algériens qui se prennent en main sont bien plus utiles que les rats.

Pour avoir connu ce chercheur confirmé de l’institut national de la recherche scientifique (INRS), au Québec (Canada), depuis ses débuts, je peux affirmer que c’est uniquement grâce à sa grande détermination, et à un travail acharné, qu’il a réussi à se frayer un chemin dans le monde restreint de la recherche scientifique, dans un grand pays comme le Canada.

Les experts des excuses en tous genres vont sans aucun doute me dire qu’il a réussi à se distinguer parce qu’il a quitté le pays. Je dirais que beaucoup d’autres ont immigré, comme lui, et ils continuent de croire qu’un rongeur est plus utile qu’un algérien.

On n’est pas tous obligés de devenir des chercheurs pour être utiles à la société, mais il faut avouer que les centres d’intérêts de la majorité des algériens ont de quoi inquiéter. Il suffit de parcourir notre page Facebook, qui compte près de 150000 fans, pour constater que les articles à polémiques sont beaucoup plus prisés que les articles scientifiques.

Il est aussi important de préciser que ce chercheur a exprimé à maintes reprises sa volonté de contribuer au développement de nouvelles technologies pour aider l’Algérie à exploiter l’énergie solaire, sans qu’aucun officiel ne prenne le temps de s’intéresser à ce qu’il a à dire et à offrir. Vous me direz que ce n’est pas nouveau, et c’est malheureusement la réalité.

De nouveaux matériaux pour des cellules solaires plus performantes

Bref, pour revenir au sujet principal, Riad Nechache, a déjà à son actif plusieurs percées majeurs en énergie solaire et, il a déjà déposé plusieurs brevets dans le domaine.

L’une de ses découvertes a été réalisée dans l’équipe du professeur Federico Rosei du Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) qui a développé une nouvelle classe de matériaux, constituée d’éléments tels que le bismuth, le fer, le chrome et l’oxygène.

Ces matériaux « multiferroïques » absorbent le rayonnement solaire et possèdent des propriétés électriques et magnétiques uniques. Ils sont donc très prometteurs pour les technologies solaires, mais pourraient également être utiles dans des dispositifs comme les capteurs électroniques ou les lecteurs de mémoire flash. Les résultats de cette recherche font l’objet d’un article, dont le chercheur Riad Nechache est le premier auteur, publié dans la revue Nature Photonics.

L’équipe de recherche de l’INRS a découvert qu’en changeant les conditions de dépôt des couches minces de ces matériaux, on peut contrôler les longueurs d’onde de la lumière absorbée. Un empilement de trois couches de ces matériaux, d’à peine 200 nanomètres d’épaisseur au total, capte la lumière à différentes longueurs d’onde.

Ce dispositif convertit bien davantage de lumière en électricité que les essais précédents réalisés avec une seule couche du même matériau. Avec une efficacité de conversion de 8,1 % rapportée par Nechache et ses coauteurs, il s’agit d’une percée majeure dans le domaine.

À présent, l’équipe envisage d’ajouter ce revêtement aux cellules solaires traditionnelles de silicium monocristallin (actuellement disponibles sur le marché), estimant qu’il pourrait accroître l’efficacité solaire maximale de 18 % à 24 % en plus de prolonger leur longévité.

Comme cette technologie se base sur une structure et des procédés simplifiés ainsi que sur des matériaux abondants et stables, les nouvelles cellules photovoltaïques (PV) seront plus performantes, et ce, à un faible coût. En conséquence, la percée de l’équipe de l’INRS permettra éventuellement de repositionner la cellule PV à base de silicium au premier plan sur le marché très concurrentiel de l’énergie solaire.

Contact Dr Riad Nechache : Riad.Nechache@etsmtl.ca

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Par Mohamed IDIR

Expert en développement humain & communication

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