Oser réussir en Algérie : les blocages viennent d’en bas

Oser réussir en Algérie : les blocages viennent d’en bas

« Les occidentaux ne sont pas des génies et nous des imbéciles, sauf qu’eux soutiennent la personne qui échoue jusqu’à ce qu’elle réussisse, pendant que nous, nous combattons celui qui réussit jusqu’à ce qu’il échoue » Dr Ahmed Zouil

Pour avoir du succès, partout dans le monde, il n’y a aucun secret, il faut travailler dur. En Algérie, le contexte est différent.

Les dizaines d’années d’instabilité ont permis à des imposteurs d’infiltrer les administrations et les entreprises publiques. Ces gens, enracinés dans un système peu regardant sur l’efficacité de son personnel, défendent leur gagne-pain bec et ongles.

Le problème est tellement profond que le gouvernement préfère temporiser pour éviter les conflits sociaux.

Une situation qui fait fuir les compétences 

Beaucoup d’algériens ont quitté le pays pour aller vivre ou encore étudier à l’étranger. Ils sont aussi nombreux à vouloir revenir au pays pour mettre à profit les connaissances acquises dans les plus grandes entreprises au monde. Mais après un long séjour dans des pays qui donnent sa chance à qui veut la prendre, ils ne se reconnaissent plus dans un système où règne la loi du plus fort.

La déception est encore plus forte chez les enfants d’immigrés qui ont toujours rêvé de servir le pays de leurs parents. Il est inconcevable pour eux de s’épanouir dans un pays où le directeur d’une grande entreprise ne sais pas aligner deux mots.

Les jeunes compétences algériennes veulent fuir vers des pays où la société veut bien leur donner une chance d’exprimer leurs talents. Le situation est tellement grave que j’ai eu à constater que dans une assistance de plus de 300 étudiants, il n’y en avait aucun qui avait des projets en Algérie.

100% de ces étudiants attendaient une réponse pour un visa d’étude en France ou au Canada.

Le gouvernement fait face à une résistance importante

On ne peut pas dire qu’on a le meilleur gouvernement au monde, mais celui qui vous dira que nos ministres ne veulent pas voir un algérien réussir, est un menteur.

J’ai eu à le constater à maintes reprises lors de mes démarches de création d’entreprise. Il est plus facile de rencontrer un ministre qu’un chef de services dans une mairie. Les hauts responsables sont disponibles et attentifs à tous ce qui peut leur permettre de faire avancer les choses, mais le simple fonctionnaire, ne veut pas voir arriver des gens qui comprennent les choses mieux que lui.

Un haut responsable dans une entreprise publique, ou même privée, qui n’a pas le niveau terminal ne peut embaucher un employé qui a un bac +5. Il va tout faire pour recruter des gens qui ont encore un niveau plus bas que le sien pour éviter de perdre sa place.

Ils se soutiennent entre eux

Tous ceux qui ont eu affaire avec nos administrations ont sans doute constaté cette grande solidarité entre des fonctionnaires qui ferment le jeu, et qui ne veulent pas voir leur tranquillité et leurs avantages remis en cause.

La plupart sont arrivés là où ils en sont grâce à un coup de pouce. Ils se sentent puissants et n’hésitent pas à freiner des projets, à rejeter des candidatures, et à décourager les plus optimistes.

Pour réussir en Algérie il faut de la persévérance 

Si vous voulez avancer dans ce pays il ne faut surtout pas avoir froid aux yeux. Le travail ne suffit pas. Ne comptez sur personne et tracez votre propre chemin.

Vous avez des ressources insoupçonnées qui peuvent vous aider à aller plus loin que vous ne le pensez.

Commencez par affiner vos compétences, fixez-vous un objectif clair et lancez-vous. À force d’insister, vous allez trouver quelqu’un pour vous soutenir.

J’entends souvent les jeunes dire : »ici on ne reconnaît pas les compétences ». Ce n’est pas faux. C’est plus difficile en Algérie, mais c’est la même chose partout dans le monde. N’attendez pas la reconnaissance des autres pour vous sentir compétents, commencez par le reconnaître vous-mêmes, et les autres suivront.

L’Elite Club est là pour vous soutenir
www.eliteclubdz.com

Mohamed IDIR
Expert en développement humain et communication

 

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2 Commentaires

  • B.MEHDI
    8 juin 2016, 2 h 08 min

    Très juste je confirme ! Bonne continuation pour the elit press

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  • Votre nom Haoui Torkia
    8 juin 2016, 17 h 26 min

    Bonne initiative.Ce que vous avez dit est en gros vrai.Mais la réalité est beaucoup plus complexe que ça.Il y a trop d’interférence .Je propose l’ouverture d’un débat entre intellectuels désintéressés , patriotes , honnêtes et calés.

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