Ennahar TV : Ma réponse !

Ennahar TV : Ma réponse !

Quelques heures auparavant, mon ami, frère et collègue, Mohamed Idir, avait donné son avis sur ce qui passe actuellement entre les autorités algériennes et l’homme d’Affaires, Issad Rebrab, après le rachat, par ce dernier, du Groupe média, El Khabar.

Je me suis permis de répondre, non pas à Ennahar TV, acteur principal de cette « guerre par procuration », comme je l’ai qualifié dans certains de mes anciens écrits, mais plutôt à mon ami et collègue.

Il y a des signes, dans cette « guerre », qui ne trompent pas, et même celui qui n’est pas au courant des détails peut les déduire. Déjà, il faut rappeler que cette chaîne n’en est pas à sa première. Chaque fois qu’une partie se met en conflit avec les autorités algériennes, c’est cette même chaîne  qui se met au devant pour prendre position. Si cela s’était passé avec des parties étrangères, on l’aurait compris, mais ce ne fut pas le cas. Il s’agissait, entre autres, de Louiza Hanoune, Mahieddine Tahkout, le général en retraite, Mohamed Mediène « Toufik »… et j’en passe.

Une chaîne qui fait dans « l’effet d’annonce », avec son fameux titre, certes, accrocheur : « l’autre face de … ». Mais au bout du compte, on ne découvre rien de cette « autre face », sauf des parlottes sans preuves concrètes.

Une chaîne, qui, il y a deux ans de cela, avait affirmé qu’elle disposait de « preuves et documents » accablant l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, dans des affaires de corruption, revenant, plus tard, pour dire que l’homme en question « est le meilleur ministre algérien que l’Algérie ait connu », le présentant même comme « le Superman » qui saura faire sortir l’Algérie de sa crise économique actuelle.

« Un changement de vestes » que cette chaîne pratique à merveille, comme elle l’avait fait avec le défunt Hocine Aït Ahmed, traité de «traître » avant de l’élever au rang d’« héro national » après sa mort.

Pour revenir au cas de Rebrab, je me pose quelques petites questions, « innocentes », comme celles que se pose la majorité des citoyens ; où étaient ces documents bien avant ? Où étaient ces personnes qui se disent « arnaquées » par Rebrab ?…

Ce qui m’a fait rigoler, c’est lorsqu’un ancien Premier ministre, Belaïd Abdeslam pour ne pas le citer, est sorti de sa coquille pour tirer à boulets rouges sur Rebrab, et ses « révélations » sur ce que ce dernier faisait à l’époque, dans la période où il (Belaïd Abdeslam) était en poste.

Réflexion d’un simple citoyen : étant donné que Rebrab arnaquait tout le monde à cette époque, et Belaïd Abdeslam le savait, pourquoi ce dernier n’avait-il pas réagit ?  Deux réponses, et non trois, peuvent être données, et dans les deux cas, il y a complicité.

Soit cet ancien Premier ministre aidait Rebrab dans « ces actes », et là il y a, bien évidemment, complicité. Soit il (B.A) le savait et ne pouvait rien faire pour le stopper, et là aussi il y a complicité, partant du principe que « la passivité est une forme de complicité ».

Ce ne sont, là, que quelques petits exemples, seulement, de ce qui se fait sur cette chaîne, parce que la liste est longue, et tout le monde est, actuellement, au courant. Cela sans ajouter ce qui s’était fait, toujours sur cette même chaîne, lors de la campagne pour les dernières élections présidentielles.

« Première chaîne d’information en Algérie », oui, mais pas dans le sens complet de ce qualificatif. Ramener une information est une chose, et la manière avec laquelle cette information est traitée en est toute. Deux aspects complémentaires qu’on ne trouve, hélas, pas chez Ennahar TV.

Que les jeunes journalistes d’Ennahar TV soient « gentils » ou « pères de familles », cela importe peu. Le plus important est, surtout, d’être convaincu de ce que l’on fait dans ce noble métier qui, hélas (encore un !!!), ne garde que le nom en Algérie. Si ces journalistes sont convaincus de ce qu’ils sont entrain de faire, je dirai, et cela n’engage que ma propre personne, que c’est grave. Très grave même. S’ils sont « soumis », c’est pire…

Je me permets de partager avec vous cette anecdote, qui s’était passée avec moi il y a 6 ans de cela. J’étais chef de Rubrique sportive d’un quotidien, et le Rédacteur en chef était venu me suggérer un article concernant un joueur « X » qui, selon lui, « avait largement sa place en Equipe nationale, mais qui n’est pas convoqué ». Ma réponse était claire, nette et précise : « Pour moi, je ne suis pas convaincu qu’il a sa place en Equipe nationale. Si tu le penses, fais toi-même un article, et signe-le avec ton propre nom ».  A méditer…

 

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  • IDIR Mohamed
    19 mai 2016, 13 h 42 min

    J’ai bien reçu ta réponse cher collègue. Si cela doit démontrer quelque chose, ça serait au moins la liberté d’expression qui règne dans notre journal. Je suis certain que si un profane venait à lire ton article, sans lire le mien, il pourrait penser que j’ai quelque chose de personnel contre Ennahar TV. En réalité tu as pris l’initiative de répondre et je t’encourage à le faire à chaque fois que tu en a l’envie. Ennahar TV, son PDG, et ses journalistes ont aussi le droit de prendre position, ou d’en changer comme bon leur semble. Cela ne veut pas dire qu’ils sont en service commandé, peut-être qu’ils expriment leurs opinions au moment opportun.
    Amitiés.

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