En Algérie, la plupart des gens, sont, ce que la société leur dit d’être

En Algérie, la plupart des gens, sont, ce que la société leur dit d’être

La vie est le seul film où il n’y a pas de scénario. Chaque acteur peut choisir le rôle qui lui convient, et il peut en changer à sa guise, même pendant le film. On peut aussi choisir le rôle de spectateur. Tout ce qu’on a à faire, c’est applaudir de temps en temps, et critiquer, à l’occasion, ceux qui ont décidé de prendre leur place sur scène.

Dire que ce constat est exclusivement réservé aux algériens serait complètement faux. Il n’existe aucune société qui serait épargnée par ce phénomène qui fige l’expression des compétences, qui restent enfouies au fond de ceux qui prêtent attention à ce que pense le voisin de leur façon de s’habiller, de manger, ou même de parler.

Il y a déjà le mauvais œil qui sert d’alibi à tous ceux qui ne veulent pas sortir de leur zone de confort. Ça peut sembler étonnant, mais il existe bel et bien des gens qui préfèrent vivre dans la médiocrité, par peur d’être frappés par une quelconque malédiction. Leur dicton favori : »vivons cachés, vivons heureux ».  C’est souvent l’argument avancé pour justifié un échec, ou la peur de passer à l’action.

J’en ai largement parlé dans une précédente chronique (Votre entourage peut être le pire ennemi de vos projets : mauvais œil, mauvaise langue ?), et mon avis est clair sur la question. Quand on choisi de briller dans la vie, il faut accepter le fait que nous pouvons attirer des oiseaux de mauvaise augure, prêts à tout pour nous démoraliser et nous envoyer au fond du lit avec une dépression.

Pour réussir, il faut avoir un petit grain de folie

Il est effectivement difficile de se distinguer dans une société qui impose les règles de « bonne conduite » de la majorité, à une population qui ne demande qu’à donner naissance à des génies, capables de révolutionner l’humanité.

Le qu’en-dira-ton règne en maître absolu en Algérie. Il terrorise tous les individus qui osent afficher leur différence en public. Les comportements sont régis par les croyances populaires et c’est pour cette raison que vous trouverez des bars et des cabarets dans chaque coin du pays, sans que cela ne choque outre-mesure, alors que le simple fait de manger en plein public pendant le ramadhan, peut vite devenir une affaire nationale. On traque les non-jeûneurs comme des criminels, mais personne n’ira au bord de nos plages, quotidiennement souillées par les emballages de toutes sortes de boissons alcoolisées, pour traquer ces mécréants. C’est une question d’habitude.

Pour réaliser de grandes choses dans la vie, il faut avoir un petit grain de folie, je dirais même, sans hésitation, que le grain de folie grandi proportionnellement à votre ambition. Plus le succès recherché est grand, plus votre cerveau doit être prémunis contre les agressions extérieures qui freinent votre ascension.

Beaucoup ne seront pas d’accord avec ce que je dis, mais il suffit de regarder autour de soi pour en avoir la confirmation.

Van Gogh, Michael Jackson, Einstein, Tiger Woods, Marilyn Monroe, Mozart, Dominique Strauss-Kahn, Dalida, Bill Cowsby, Nicolas Sarkozy, ou Steve Jobs, sont toutes des personnalités qui ont marqué l’histoire de l’humanité, chacune à sa manière. Ils ont d’abord brillé par leurs talents d’orateur, de chercheur, de politicien, de chanteur ou d’acteur, avant de surprendre le monde avec des vérités, peu enviables, qui révèlent le côté sombre de leur personnalité.

En réalité, ils n’auraient jamais atteint un tel niveau de réussite, sans la souffrance et les échecs qu’ils ont connu dans leur vie. Des évènements qui ont construit un mur entre leur cerveau et l’entourage, grâce auquel ils ne sont plus affectés par ce que peuvent penser les autres.

Si je prends comme exemple Nicolas Sarkozy, l’un des hommes politiques pour qui j’ai le moins de respect au monde, il est intéressant de constater qu’un homme qui souffre d’une personnalité instable ai réussi à devenir président de l’un des pays les plus « influents » sur cette planète.

Si on analyse son discours d’investiture à l’Elysée le 16 mai 2007, on relève que Nicolas Sarkozy a salué, particulièrement, le député de Charentes-Maritimes, Didiers Quentin, en ces termes : « Royan, Pontaillac » – des villes françaises qui ont marqué son enfance-.

Le choix de cet invité, parmi tant d’autres, n’était sûrement pas anodin. Il faisait référence à des souvenirs lointains qui ont profondément marqué une enfance, qu’il avoue, ne jamais avoir aimé, malgré les quelques souvenirs heureux qu’il en a gardé.

Toute cette souffrance qu’il a enduré durant sa jeunesse est restée gravée dans sa mémoire, au point de vouloir lui rendre hommage le jour où il a atteint le sommet de l’état français. Un hommage accompagné d’un petit sourire au coin des lèvres, lancé comme un message à ceux qui l’auraient malmené : « Voilà, j’ai réussis à le faire, et je suis beaucoup plus fort que vous ne le pensiez ».

Les troubles psychiques provoqués par ces expériences l’ont complètement déconnecté du monde extérieur. Il s’est construit son propre mondes, dans sa tête, et il a atteint son objectif.

Est-ce qu’il faut être fou pour s’assumer pleinement ?

De préférence, oui. Mais on ne peut pas demander à tout le monde d’attraper une maladie mentale pour pouvoir briller dans cette société qui impose ses règles. Ce n’est déjà pas donné à tout le monde d’en attraper une, et il faut dire qu’on a « besoin » de personnes, dites saines, pour faire tourner les affaires du pays, selon les schémas hérités de nos ancêtres.

Pour y arriver, sans devenir schizophrène, il faut apprendre à se connaître profondément, pour ne pas avoir besoin de faire appel à l’approbation de son entourage à chaque fois qu’on veut prendre une décision personnelle. À partir du moment où chacun connaît ses propres valeurs, ses forces, et ses faiblesses, l’avis des autres n’a plus aucune importance.

Personne ne peut avancer vers un objectif précis s’il est obligé de s’arrêter, à chaque pas, pour valider son choix auprès du premier venu. Il faut apprendre à agir en pleine conscience, sans prêter attention à ce que peut penser autrui. Quand on sait qui on est, ce qu’on veut, et où on va, il n’y a plus rien qui peut nous déstabiliser.

Vous verrez que le jour où vous allez décider d’assumer votre unicité, vous serez insulté, humilié, au mieux, vous serez violemment critiqué. Apprenez à vous connaître.

Je vais vous laisser méditer sur ces deux citations :

10425-ne-craignez-jamais-de-vous-faire-des-ennemis-2

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Par Mohamed IDIR

Expert en développement humain & communication

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3 comments

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3 Commentaires

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    29 juillet 2016, 22 h 39 min

    n’importe koi cet article sor d’ou?????? en algérie les gens sont au contraire trés haut en couleurs et passionnée anoblie pas que on es méditerranéen avent tout, c’est ceux qui veulent plaire a tout prix qui sont comme ca et plair au européen pour faire sophistiqué c’est la triste réalité, car de nos jours c’est un tendances mais qui touche un faible tranche de la population c grave d’affirmer et de dire de connerie aussi grosse dans un media comme ce lui la .

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  • Hana IDDIR
    30 juillet 2016, 17 h 19 min

    j’ai adorée votre chronique, elle fait beaucoup de bien, la deuxième citation aussi
    pour ma part lorsque qu’il devient, ou trop dangereux ou bien tout simplement trop difficile d’être trop en décalage avec la société et ses dictas je me répète ceci : " Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux." cela m’aide a ne pas abandonnée l’espoir d’atteindre un idéal difficilement accessible , mais accessible quand même. MERCI

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