Chronique :    Le développement personnel au service de l’entreprise  (suite)

 

 Article 6 : L’entreprise libérée : Comment ça marche ?

Selon une étude effectuée par Gallup portant sur l’engagement des salariés, le monde de l’entreprise n’est gère réjouissant ni encourageant. En effet, cette étude a été réalisée en 2009 sur un échantillon de 230 000 salariés répartis sur 142 pays à travers le monde. Les  résultats actualisés en  2012 ont démontré que 87 % des salariés ne sont pas engagés dans leur travail dont 24 % complètement désengagés. Seul 13 % des salariés sont activement engagés . Ces chiffres effrayants, nous pousse à se poser la question sur le pourquoi de ce désengagement massif des salariés ?

Gallup considère que ce mauvais résultat  peut s’expliquer par la sévère crise économique et le haut niveau de chômage. L’étude révèle que les salariés sont globalement mécontents de leurs conditions de travail mais s’en contentent de peur de se retrouver au chômage.

Au-delà du contexte économique, les spécialistes en management des organisations expliquent ce manque flagrant d’engagement des salariés  par les modes de management adoptés par les entreprises limitant ainsi l’autonomie et la liberté d’action des individus. Alors comment les managers vont-ils booster l’engagement de leurs salariés ?

Toujours selon les conclusions de cette étude, le regain de la motivation et de l’engagement des salariés passe par trois étapes suivantes :

  • Sélectionner les bons managers ;
  • Identifier les forces de ses collaborateurs et leur permettre de les maximiser ;
  • Miser sur le bien-être.

La mise en place des ces trois étapes  au sein de l’entreprise va permettre,  selon le Professeur Isaac Getz, de répondre aux trois besoins fondamentaux que l’être humain cherche à satisfaire dans le milieu professionnel à savoir : la considération,  la confiance en soi et l’autonomie.

Pour arriver à rendre le salarié heureux dans son milieu professionnel, les managers deviennent des leaders qui donnent du sens au travail de tout un chacun en les encourageant à s’exprimer et à s’affirmer pour être motivé et libre d’agir. Cette liberté d’action permettra d’apporter des solutions adéquates aux difficultés rencontrées aux quotidiens.

Avec ce mode de management, l’actionnaire dans une entreprise libérée est la mission elle-même. Tout le monde est au service de la mission principale de l’entreprise au-delà de la création de la richesse. En d’autres termes, « La création du bien-être ensemble dans le travail » qui va avoir un impact directe sur le chiffre d’affaires et la performance.

Dans l’entreprise libérée, on passe d’un modèle basé sur la hiérarchie de pourvoir vers un modèle de relations d’influences. Donc, La mise en place de ce type d’entreprise nécessite une volonté managériale et l’adhésion de tous. Dans ce modèle, celui qui fait sait d’où le risque de réduire les fonctions supports ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose car cela peut réduire les coûts et améliorer les échanges entres les personnes par la réduction des intervenants.

Dans cette quête de l’excellence managériale, le DRH a un rôle capital à jouer pour la conduite du changement car c’est à lui de traduire la nouvelle politique de gestion en actions concrètes.

De ce fait, les DRH du futur :

  • Ne motivent pas les gens, ils font confiance
  • Ne managent pas les gens, ils les aiment
  • Ne travaillent pas, ils prennent plaisir pour travailler
  • Ne se plaignent pas, ils innovent

Ce nouveau rôle implique une nouvelle dénomination du poste plus proche de la mission qui lui est assignée. En effet, un nouveau titre a été attribué au poste du DRH au sein du ministère de la sécurité sociale du Royaume de la Belgique. Son équivalent est « Chief Happiness Officer » C.H.O en d’autre terme  « fabriquant de bonheur en entreprise ».

Des statistiques montrent qu’un  employé heureux est :

  • 02 fois moins malade
  • 06 fois moins absent
  • 55% plus créatif
  • 09 fois plus loyal

Franchement, est ce que ces résultats, ne sont pas encourageant pour réfléchir à un autre mode de fonctionnement ? Vous allez me dire que c’est une utopie en Algérie. Je vais vous répondre que non.

En effet, les premières bases d’une entreprise libérée existent déjà dans l’esprit de beaucoup de nos jeunes qui ont été matérialisées sur le terrain depuis quelques années. C’est le Network Marketing, le Business du 21ème siècle.

Fin

Auteure :  Saliha  Outahar, Coach d’affaires et de vie

 

Saliha Outahar
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