Chronique :  Le développement personnel au service de l’entreprise

Article 4 : La collaboration générative et le travail d’équipe

Le milieu de l’entreprise est souvent assimilé à une micro société ou des personnes se sont regroupées pour atteindre un but commun. Cependant, ce regroupement à l’inverse des  « groupes primaires » ne se sont pas formés volontairement, généralement c’est les managers qui choisissent les employés qui vont faire partie de l’organisation ; c’est rarement par le fait de la volonté des employés eux-mêmes. Ce dernier type de regroupement que les spécialistes nomment « groupe secondaire ou groupe organisation » se caractérise par des rapports et comportements pas forcement faciles à manager voir à comprendre du fait que chacun agit et réagit en fonction de ses objectifs et de ses intérêts qui ne sont pas forcément partagés par le collectif de travail.

Plusieurs sciences humaines à l’instar de la sociologie, psychologie, l’anthropologie… ect se sont intéressées au phénomène de groupe pour expliquer les différentes interactions qui s’y produisent. Le développement personnel à travers la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) a permis de porter un regard neuf sur les comportements humains à l’intérieur d’un groupe quelque soit sa nature. Cette nouvelle vision notamment la PNL de troisième génération t’elle qu’enseigner par Robert Dilts, « permet de prendre en compte les notions de champ d’énergie et de complexité systémique. Elle s’avère un outil particulièrement efficace pour mettre en œuvre l’Intelligence collective et encourager les phénomènes de résonance, de synergie et d’émergence au sein des entreprises et des organisations ».

La collaboration générative permet de développer la synergie d’un leadership conscient (une présence à soi-même) et celle de l’intelligence collective de la communauté (une intelligence globale en interaction) ». Alors comment arriver à créer cette synergie ?

Le management participatif pratiqué par les managers constitue une base importante pour mettre en place ce nouveau mode de management appelé également « Management 3.0 » ou « Management de l’innovation » car ces deux styles sont basés sur trois piliers fondamentaux à savoir donner du Sens à ce qu’on fait, Accorder de la Confiance et de la Liberté aux individus et offrir un cadre de Développement Personnel pour chacun.

Pour parvenir à mettre en place ce management participatif, quatre principes doivent être respectés :

  • La mobilisation de tout le personnel : chacun est impliqué dans le traitement des problématiques liées à l’activité sans qu’on lui donne des instructions. Le leader de cette équipe a pour mission d’utiliser l’intelligence collective de ses collaborateurs pour fixer les objectifs de l’équipe et prendre les décisions qui vont permettre l’atteinte des objectifs de l’entreprise.
  • La mise en place d’une démarche qui favorise le développement personnel : la liberté de s’auto-organiser donne l’occasion à chaque membre de l’équipe de s’exprimer et de faire les choses qu’il apprécie le plus donc, il sera plus créatif et par la suite il crée de la valeur pour lui-même et pour l’entreprise. Cet environnement ne peut être sans la mise en place des conditions favorables telles que l’écoute active, le partage et la collaboration au sein de l’équipe voir l’ensemble de l’entreprise ce qui développe au final la confiance en soi de chaque membre de l’équipe.
  • La délégation du pouvoir : l’objectif de développer l’autonomie et la confiance en soi et d’arriver à avoir des individus capable de prendre en charge les problèmes est les résoudre sans avoir recours systématiquement aux managers. Par la délégation d’une partie du pouvoir aux employés, la réactivité de l’entreprise et sa performance va s’accroitre. Cette délégation au profit de l’intelligence collective peut se faire progressivement suivants deux principes :
  • la subsidiarité : chaque membre de l’équipe est habilité à prendre une décision à son niveau, sans l’intervention du niveau supérieur.
  • l’alignement avec la Vision de l’Entreprise et sa stratégie : toute décision prise doit participer à la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise. Ce point est capital en management participatif : on ne peut pas faire de bon management participatif sans une Vision clairement définie et Partagée.
  • Mise en place d’une régulation : le fait que le droit à l’erreur est reconnu dans le management participatif n’exclus pas l’autocontrôle.

Avec ce style de management, les individus sont mobilisés pour une meilleure créativité et l’innovation car 1+1=3 cela veut dire que le résultat dépasse la combinaison de deux efforts qui conduit généralement à la production d’un résultat connu car c’est un objectif qui été déjà fixé. La valeur ajoutée dans un travail collaboratif est la capacité à se réinventer et innover pour dépasser les attentes et créer la différence avec les autres.

« La collaboration générative met l’accent sur trois facteurs : l’intelligence collective pour harmoniser les différentes identités du groupe ; le leadership efficace pour inspirer et guider un groupe vers son plus haut niveau de performance ; et la créativité pour harmoniser l’intelligence individuelle et collective et faire émerger quelque chose de nouveau.

La collaboration générative sous-tend que les collaborateurs travaillent ensemble pour créer ou générer des idées, quelque chose d’innovant et au-delà des capacités individuelles de chacun des membres du groupe. Il y a un but commun et productif : créer de la valeur ! Votre organisation devient auto-apprenante et vous développez le capital humain de votre entreprise ! »

Avec cette nouvelle manière de travailler, le schéma classique d’une organisation et de fonctionnement va changer considérablement. A quoi va      t- elle ressembler l’entreprise de demain?

 

A suivre

Auteure :  Saliha  Outahar, Coach d’affaires et de vie

 

 

 

Saliha Outahar
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