Elle se paie un marathon à 80 ans

Elle se paie un marathon à 80 ans
PHOTO DANIEL MALLARD Yvette Drapeau a terminé avec brio son premier marathon dans les rues de Québec et de Lévis aux côtés de ses enfants. En passant la ligne d’arrivée, elle a levé les bras au ciel pour saluer son défunt mari.

Une octogénaire de Charlesbourg a rebaptisé l’expression «rien n’est impossible» alors qu’elle a franchi la ligne d’arrivée de son premier marathon aux côtés de ses deux enfants, à l’âge de 80 ans.

Partie aux aurores, soit bien avant tous les autres participants du Marathon SSQ Lévis-Québec, Yvette Drapeau, qui courait au profit de la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie, a mis 5 h 50 pour rallier l’arrivée. Au-delà de son temps, meilleur que ce qu’elle avait prédit au départ, c’est toute une leçon qu’elle a donnée par son courage et sa ténacité.

«Ça s’est bien passé! J’ai marché un petit peu, mais j’ai fait du bon travail. Je suis un peu fatiguée, mais je suis correcte. Je n’irai pas danser ce soir! Je l’ai fait, je suis contente. C’était formidable de faire ça avec mes enfants», a lancé la dame de fer qui ne semblait pas trop épuisée après avoir accompli l’exploit.

Sportive dans l’âme, Yvette Drapeau s’est mise à la course et à la marche rapide aussi tard qu’à 73 ans. Si elle avait déjà participé à la distance réduite de moitié (21,1 km), elle attendait patiemment le jour de son premier marathon.

«J’avais dit à mon fils que je ferais 42 km à 80 ans et c’est maintenant chose faite! Dans ma tête, moi, je n’ai pas 80 ans! Je me sens comme si j’avais 50 ans», a renchéri Mme Drapeau, pas peu fière.

Ses Enfants impressionnés

Son fils André et sa fille Brigitte ont arpenté le parcours à ses côtés, de bout en bout. L’expérience unique restera gravée dans leur mémoire, tout comme la performance de leur mère. Les qualificatifs leur manquaient pour exprimer leur bonheur.

«Quel beau moment! On a tripé, on a jasé tout le long, on a vraiment profité du moment. Elle est dure à suivre, faut dire. Ma mère est formidable! J’avais prévu qu’elle termine en 6 h 30 et elle est rentrée 40 minutes plus vite que son objectif. Elle a un mental beaucoup plus fort que moi et ma sœur», a avoué l’homme du trio.

Une Pensée pour son mari

En plus de compter sur cet appui, Mme Drapeau a été aidée par une force externe. «Je parlais à mon mari qui est en haut (au Ciel). Je lui demandais de m’apporter la force nécessaire.»

Que compte-t-elle faire, maintenant? «Je vais continuer à courir!»

 

ROBY ST-GELAIS
Sabrina Lallemand
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