Pas de développement sans éducation des filles

Pas de développement sans éducation des filles
Au Yémen, de jeunes filles sont rassemblées dans un camp pour personnes déplacées, le 7 octobre 2016

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a publié son dernier rapport sur l’état de la population mondiale. Selon ce même texte, le progrès et l’évolution dans les pays en développement ne s’accompliront que si les conditions de vie et le sort des petites filles (qui auront 25 ans en 2030) y sont améliorés de manière significative.

On l’appelle la « génération ODD : Objectifs du Développements Durable » : cette génération super-héros, qui devrait jouer un rôle majeur dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies, dans les domaines qui concernent : l’éducation, la santé, la croissance économique, ainsi que l’environnement.  Selon ce rapport, les filles représenteraient un outil de mesure pour les progrès qui toucherait essentiellement : l’égalité entre les sexes, l’accès à l’école, à la santé, la lutte contre la pauvreté, et le bien-être. Autrement dit par le secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur exécutif de l’UNFPA, le Dr Babatunde Osotimehin : « La manière dont nous investissons dans les filles âgées de 10 ans, et les soutenons aujourd’hui, déterminera le visage de notre monde en 2030. »

Selon l’UNFPA, ils sont environ 125 millions d’enfants âgés de dix ans, dont 65 millions de garçons et 60 millions de filles. Un chiffre en progression… Cependant c’est sur les filles que l’organisation onusienne a décidé de centrer son dernier rapport, celui de 2016. Neuf filles sur dix, âgées de 10 ans, vivent dans les pays en voie de développement, une fille sur cinq dans les pays les plus pauvres.  Dans ces pays-là, les filles ont moins de chances de poursuivre leurs scolarités, elles sont mariées de force, exploité dans des usines … C’est à cet âge que le monde peut basculer pour une fille.

L’UNFPA précise que selon l’Organisation internationale du travail, 10 % des filles âgées de 5 à 14 ans consacrent au moins 28 heures par semaine aux tâches ménagères, autrement dit : deux fois plus de temps que les garçons. Les autres filles qui travaillent autant, le font dans des entreprises ou exploitations agricoles et ne sont pas rémunérées.

Le constat est le suivant : si les filles sont scolarisées plus longtemps, dotées d’un niveau culturel et d’une formation plus poussée, mieux soignées, plus autonomes, quand elles deviendront des jeunes femmes, elles se marieront et auront des enfants plus tard, elles contrôleront mieux leurs fécondités, expliquent les auteurs de ce rapport.  Car selon eux, le fait de responsabiliser plus la femme et d’augmenter la part des femmes dans la population active représente un immense avantage économique pour le foyer comme pour le pays.

Plus qu’un constat, le rapport 2016 sur la population mondiale est une sorte d’encouragement aux différentes populations mais surtout aux 193 chefs d’État et de gouvernement ayant adopté les Objectifs du Développement Durable. Les ODD sont un sérieux engagement, la réussite et l’échec sont les deux faces de cette même pièce, conclut le directeur exécutif de l’UNFPA.

Yasmine Amziane
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