Ces 4 femmes font bouger le monde arabe

Ces 4 femmes font bouger le monde arabe
Nejma Rondeleux

Le Huff Post Maghreb a organisé à l’Institut du monde arabe une rencontre consacrée  aux femmes du Maghreb qui font bouger le monde. De quoi mettre fin à certains stéréotypes qui poursuivent encore les femmes maghrébines et célébrer leurs initiatives ou leurs prises de position dans tous les domaines. L’événement a mis à l’honneur ces femmes fortes, courageuses, engagées  et qui modernisent le Maghreb. Art, culture, sexualité, entrepreneuriat, social, une mosaïque de sujets ont été abordés à travers plusieurs tables rondes. Une dizaine de femmes ont répondu présente, voici 4 d’entre elles:

 Besma Belbedjaoui:

Une jeune cheffe d’entreprise algérienne qui prône un développement de l’économie verte basée sur les énergies renouvelables. Son entreprise Plasticycle Algérie est en effet spécialisée dans le recyclage des déchets plastique. BESMA est une future icone et sa détermination est inspirante. Elle explique dans le journal Jeune Afrique ses difficultés à monter sa boîte, une entreprise pourtant essentielle au pays: “J’ai dû me battre pendant trois ans contre l’administration et les banques”, dit-elle. Aujourd’hui, son usine est en marche et a crée de l’emploi.  Besma Belbedjaoui est carrément devenue “la reine de la récup

Olfa Terras-Rambourg:

Une passionnée de culture et d’expression artistique, mais aussi une passionnée de son pays d’origine, la Tunisie, qu’elle cherche à faire briller. Sa mission: encourager de jeunes artistes tunisiens dans l’art plastique, l’art visuel, l’écriture de spectacle vivant ou encore dans le numérique. Elle a d’ailleurs créé avec son mari la Fondation Rambourg en 2001. Grâce à cette dernière, elle récompense les jeunes artistes tunisiens avec le Prix Olfa Rambourg pour l’Art et la Culture. À ce titre, elle a reçu, le 5 mai dernier, le prix du meilleur investisseur de l’année 2016 dans le domaine de la culture.  Pour elle, la culture et l’éducation sont les seuls remèdes à la crise qui touche la Tunisie post-Révolution: “J’ai l’intime conviction qu’elles sont les deux mamelles qui sauveront notre pays et nous sortiront de la crise,explique-t-elle.

Karima Mkika:

Présidente de l’Unité de protection de l’enfance à Marrakech, c’est une grande militante pour la cause des enfants de la rue au Maroc. Elle raconte d’ailleurs que c’est “en allant faire son marché sur le port tous les jours, qu’elle croise des enfants des rues”  et qu’elle a décidé de créer Al KARAM , une association qui vient en aide aux jeunes SDF. Son association permet également de sensibiliser ces jeunes aux enjeux environnementaux. Elle a par ailleurs gagné le prix du jury Madame Figaro pour l’action humanitaire en 2006. Karima est une femme de convictions qui a su concrétiser ses engagements et mettre en oeuvre un projet afin d’aider ceux qu’on appelle au Maroc “les enfants de la rue”. Ces enfants abandonnés sont souvent violentés, exploités ou exposés aux drogues. Les sauver est un défi d’envergure: 25.000 enfants vivaient dans la rue en 2015, selon une étude publiée par l’Observatoire national des droits de l’enfant et l’UNICEF.

Sonia Ben Cheikh:

La présidente de l’Office National de la Famille et de la Population du Ministère de la santé tunisien. À l’origine, elle est médecin, elle a aussi été professeure assistante en médecine préventive et communautaire à la Faculté de Tunis. Son curriculum vitae ne s’arrête pas là, puisqu’elle a aussi été inspectrice générale de la santé. Elle est engagée dans la prévention des maladies et des infections sexuellement transmissibles, des grossesses précoces en Tunisie. Bien que la Tunisie soit le seul pays arabe à avoir légalisé l’IVG sans condition jusqu’au troisième mois de grossesse, dans les faits, la contraception est souvent soumise aux discours moralisateurs de la famille ou du personnel médical qui va parfois jusqu’à mentir sur les dates pour faire dépasser le délai où il est encore possible d’avorter,un combat d’ampleur, donc, mené sous la pression d’une société parfois très traditionaliste.

Yasmine Amziane
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