Âgée de 62 ans, cette femme donne naissance à son troisième enfant

Âgée de 62 ans, cette femme donne naissance à son troisième enfant

Si selon les spécialistes, les grossesses après la quarantaine deviennent quasi impossibles et représentent un risque pour l’enfant et la maman, Lina Alvarez, âgée de soixante-deux ans, vient prouver le contraire, en mettant au monde un enfant en parfaite santé. Un sacré cas qui pose un problème éthique aux médecins.

Les plus grands gynécologues, spécialistes et chercheurs affirment que les femmes qui veulent un enfant doivent songer à la maternité avant l’âge de 35 ans. Il est vrai que grâce à la science et au développement technologique plusieurs techniques d’aide à la procréation ont vu le jour cette dernière décennie. Il est devenu de plus en plus fréquent d’avoir un enfant après l’âge de 40 ans, cependant l’horloge biologique des femmes n’a pas changé et la science reste impuissante face à Dame Nature. Il est donc conseillé d’avoir un bébé avant l’âge de 35, si les femmes ne veulent pas être rattrapées par l’infertilité.

Les femmes oublient qu’après 35 ans elles ont de moins en moins de change d’enfanter, cela s’explique par la chute de nombre d’ovules dont les femmes disposent. Les réserves d’ovules dont chaque femme dispose, diminuent à un rythme beaucoup plus rapide qu’elles ne le pensent, ainsi, à l’âge de 30 ans, elles n’ont plus que 12% d’ovules puis 3% seulement à 40 ans. C’est chiffres sont le fruit d’une sérieuse étude scientifique, mais comme à chaque règle, là aussi : il y a exception !

Ce cas spécial, c’est celui d’une Espagnole soixantenaire, qui vient d’accoucher de son troisième enfant. Elle s’appelle Lina Alvarez, elle a 62 ans et elle vient d’accoucher de son troisième enfant, une petite fille mise au monde par césarienne à l’hôpital de Lugo.  Cette maman est médecin de profession et fut ménopausée à 40 ans. Elle confie avoir eu recours à des traitements pour la fertilité pendant un bon moment, avant de songer à une fécondation in vitro. Elle déclare : « La nature est très sage ; c’est elle qui fixe les limites, pas les gynécologues » avant d’ajouter : « Ma grossesse s’est très bien déroulée, tout comme le développement du fœtus. J’ai eu l’impression d’avoir une seconde chance. Cette grossesse m’a rendu plus jeune et plus forte ».

Quand on lit ce genre d’histoire la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est la différence d’âge entre cette maman et son enfant. Lina est bien consciente de tout cela, et ne s’inquiète pas pour autant : « Quand elle aura 30 ans, j’en aurai 90. Elle sera adulte, et puis l’espérance de vie des femmes reculent continuellement » déclare-t-elle.

Pour sa première grossesse (28 ans), Lina Alvarez n’a pas fait appel à la science, cependant, elle a eu le deuxième enfant à l’âge de 52 ans suite à une procédure de procréation médicalement assistée. Voulant encore être mère pour une troisième fois, cette Espagnole a eu du mal à trouver un médecin acceptant son défi. Et pour cause, une grossesse à soixante ans présente de gros risques, pour la mère comme pour l’enfant : fausse couche, hémorragie, naissance prématurée…Un gynécologue à Madrid a finalement accepté d’exaucer son vœu, à condition que les tests soient positifs. Il n’y avait que 6% de chances que cela réussisse, mais le médecin a quand même implanté l’embryon et ça a marché !

Comblée, heureuse et satisfaite, l’Espagnole souhaite donner de l’espoir à toutes ces femmes veulent devenir mère tardivement. Elle déclare : « Je suis la preuve que l’on peut avoir un enfant à un âge avancé, en étant en bonne santé, bien évidemment et en prenant soin de soi !».

 

Yasmine Amziane
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