Une lettre de suicide de Baudelaire vendue au prix fort

Une lettre de suicide de Baudelaire vendue au prix fort
« Je me tue parce que je ne puis plus vivre, que la fatigue de m'endormir et la fatigue de me réveiller me sont insupportables », a écrit Charles Baudelaire dans une lettre de suicide vendue parmi d'autres missives du poète. PHOTO JACQUES DEMARTHON, AFP

AFP

Une lettre de jeunesse du poète français Charles Baudelaire annonçant son intention de se suicider s’est vendue dimanche à 354 320 dollars, trois fois le prix estimé, lors d’enchères par la maison Osenat de missives de l’auteur des Fleurs du mal.

Clou de la vente, cette lettre de Baudelaire, datée de juin 1845, à l’adresse de sa maîtresse Jeanne Duval, était estimée entre 90 850 et 121 140 dollars. Elle fera désormais partie d’une collection privée française, a précisé la maison d’enchères, située à Fontainebleau, près de Paris.

« Quand Mademoiselle Jeanne Lemer vous remettra cette lettre, je serai mort […] Je me tue parce que je ne puis plus vivre, que la fatigue de m’endormir et la fatigue de me réveiller me sont insupportables », écrit le poète. Il se donnera un coup de couteau sans conséquences graves. Il a alors 24 ans et vivra encore 22 années. Il est mort en 1867, rongé par la syphilis.

D’autres textes de Baudelaire sont en vente. Des lettres de Barbey d’Aurevilly, Delacroix, Hugo, Manet, qui lui sont adressées, sont aussi rassemblées dans cette collection. La lettre du peintre Eugène Delacroix a été préemptée par le musée Delacroix pour un montant de plus de 11 000 dollars, a annoncé la maison Osenat dans un communiqué.

Lamia Siffaoui
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