Soleil chaud et romans légers

Soleil chaud et romans légers

La saison estivale sied bien à la chick lit. Voici quatre publications récentes et diversifiées qui devraient trouver leurs lectrices.

En finir avec… Carrie?

Dans ce nouveau roman, l’auteure de Sex and the City met en scène une auteure de chick lit qui, à 40 ans, rêve de faire de la «vraie» littérature. La nouvelle divorcée devra ainsi mettre à mort son personnage fétiche, Monica, mais ce ne sera pas aussi facile que prévu. On sent ici que Candace Bushnell a voulu régler quelques comptes avec la célébrité, le milieu littéraire et Hollywood – le livre se termine d’ailleurs avec un plaidoyer pour le traitement équitable des femmes. Si l’intrigue, surtout dans le dernier tiers, est absolument tirée par les cheveux, reste quand même le côté addictif d’un roman où le champagne rosé coule à flots. – Josée Lapointe

En finir avec Monica.Candace Bushnell. Traduit de l’anglais par Nathalie Cunnington et Béatrice Taupeau. Albin Michel. 368 pages.

Becky dans le désert

L’accro du shopping à la rescousse n’est pas le meilleur des titres de la série humoristico-romantique de Sophie Kinsella, mais quiconque compte Becky Bloomwood – maintenant Brandon – parmi ses amies d’encre et de papier ne pourra résister à la nouvelle aventure de cette dépensière au coeur gros comme ça. Suite directe de L’accro du shopping à HollywoodÀ la rescousse nous entraîne de Los Angeles à Las Vegas, sur les traces du père de Becky et du mari de Suze, qui ont disparu. Un «road-bouquin» échevelé, pas complètement satisfaisant, où certains personnages ne semblent plus eux-mêmes, mais que les accros de l’Accro ne pourront pas lâcher. – Sonia Sarfati

L’accro du shopping à la rescousse. Sophie Kinsella. Traduit de l’anglais par Daphné Bernard. Belfond. 336 pages.

Droit au but

Si on lit rarement un roman de chick lit pour ses qualités littéraires, celui-ci se démarque par son rythme et son style assez épuré. Auteure du remarqué Les mots qu’on ne me dit pas, très beau récit sur sa vie avec des parents sourds, la Française Véronique Poulain embrasse le genre avec délectation, mais sans trop étirer la sauce. Elle y raconte l’histoire de Vanessa, 50 ans, chômeuse et célibataire, qui cherche un emploi et l’âme soeur sans grande conviction. Amours au temps des textos, dépression, maternité, affirmation de soi, amitié et même un mariage sont au menu de ce livre qui ne prend pas mille détours pour dire ce qu’il a à dire. On lui en sait gré. – Josée Lapointe

Célibataire longue durée. Véronique Poulain. Stock. 212 pages.

Chick lit éthique

Après New York et Paris, l’avocate Catherine Lambert vit de nouvelles aventures à Rome dans l’univers de la haute couture. Un week-end romantique prévu avec son amoureux qui tombe à l’eau et la voilà sur les traces d’ateliers clandestins avec son assistant Rikash. Si le roman prend parfois des allures de cours d’histoire de l’art sur la mode italienne, il nous rappelle que l’industrie du vêtement quasi jetable se fait d’abord sur le dos de ceux qui les fabriquent. Un rappel utile, mais il est dommage que l’auteure ait de la difficulté à intégrer ces moments plus sérieux avec l’action trépidante de son histoire, qui ne manque pas de rebondissements, surtout en dernière partie. – Josée Lapointe

J’adore Rome – Enquête dans les bas-fonds du luxe. Isabelle Laflèche. Traduit de l’anglais par Caroline LaRue et Michel Saint-Germain. Québec Amérique. 448 pages.

Lapresse.ca

Sabrina Lallemand
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