L’Ensemble « El Djazira », le chanteur Réda Doumaz et L’Orchestre « Nouiba » animent un concert à Alger

L’Ensemble « El Djazira », le chanteur Réda Doumaz et L’Orchestre « Nouiba » animent un concert à Alger
Photo APS

ALGER- Un récital de musique andalouse et de variétés  algériennes a été animé vendredi soir à Alger, par l’Ensemble de  l’Association culturelle et musicale « El Djazira », organisatrice de l’évènement, et ses invités, le chanteur Réda Doumaz  et l’Orchestre  »  Nouiba » de musique chaâbie, venu de Lyon (France), dans une ambiance de  grands soirs.

L’Ensemble « El Djazira », le célébré chanteur chaâbi Réda Doumaz, la  poétesse Fouzia Laradi et l’Orchestre lyonnais de musique chaâbie « Nouiba »,  ont embarqué, trois heures durant, le public nombreux du Palais de la  Culture Moufdi-Zakaria dans une randonnée onirique, avec un programme célébrant essentiellement Alger, la cité millénaire.

Respectant la parité, l’Ensemble « El Djazira », dirigé par le jeune Ayoub  Dziry, a aligné une cinquantaine de musiciennes et d’instrumentistes qui  ont rendu, une vingtaine de pièces classiques et populaires de la musique  algéroise, mettant en avant les voix suaves des solistes Nesma Mohamedi,  Chanez Kouaci, Sabrina Azzoug, Hiba Zehri, Said Belkhir et Samir Ghobrini,  élèves du directeur artistique de l’ensemble, le professeur Bachir Mazouni.

Des chansons du patrimoine ou de grands interprètes algériens, encore  vivants ou disparus, à l’instar de Aziouez Rais ou des regrettés, El  Hachemi Guerrouabi, Ahmed Wahbi et Kamel Messaoudi, ont été reprises,  « N’Seblek ya Omri », « Ya Dzayer zinek sleb Aaâkli »,  « M’chet Aâliya », Chilet  Laâyani », « Twahach’t El Bahdja man’Tawwalchi naâmel dara », Nassek ya zinet  el b’ha », « Mazal man’sit el djelsa fi Fes » et « Mali, mali ou mal  Ech’Chemaâa » notamment.

Dans une prestation pleine, marquée par la rigueur académique des grandes  écoles, le son dense et relevé des instruments à cordes a soutenu les  chants en ch£urs des musiciens, brillants de technique et de maîtrise, au  plaisir du public qui a savouré le rendu de l’Ensemble « El Djazira » et  apprécié particulièrement l’intervention remarquée de Nesma Mohamedi à la  Kouitra, qui a pris de la hauteur avec une voix limpide à la tessiture  large.

Bien accueilli par ses fans, Kamel Doumaz au « Mandouche », (mandole au  barrage d’une guitare manouche de sa création), a subjugué l’assistance  avec sa créativité d’artiste-chercheur, entonnant d’abord avec une voix  présente et étoffée « M’dinet el hodr ya El Bahdja Ya Dzayer », une de ses compositions intelligemment conçue, rendue dans la cadence du Tindi sur un  texte éloquent du Marocain Dris Benali, décrivant la « fascination d’un  poète épris par la beauté d’Alger », a expliqué l’artiste.

Enchaînant « Harramtou bik Nouâssi » et « Moulet el Aïn Ezzreka », Kamel  Doumaz, très applaudi par le public, est resté égal à lui-même, « un  chanteur populaire digne d’admiration, semeur ingénieux de bien-être », de  l’avis des spectateurs.

La poétesse Fouzia Laradi est ensuite intervenue dans un hommage par le  ver et la rime à la ville d’Alger, à travers quelques-unes de ses bonnes  lectures appréciées du public, avant de céder l’espace de la scène aux six  musiciens de l’Orchestre « Nouiba », sous la direction de l’Algérien Nacer Hamzaoui à la mandole, qui ont emballé les mélomanes avec des pièces du  terroir, « Ya Ness djaretli gharayeb », « Raghbou taj lemlah » (melhoun),  « Wallahi ma drit », « Allah Ya Ghali » et « El Khilaâ taâdjebni » entre autres.

Les Marocains, Sihem Moulali et Mohamed M’Sahel au chant et à la  percussion, les Français Gilles et Aurélie Tissot (père et fille) au  saxophone et au qanun ainsi qu’Aurélie Albaret au violon, formant

l’Orchestre « Nouiba » créé en 2008 par Nacer Hamzaoui, ont suscité  l’enthousiasme des spectateurs qui ont cédé au relâchement, donnant du  répondant aux artistes lyonnais en battant la cadence avec les mains suivie  d’applaudissements nourris et de youyous.

Fondée en 1993, l’association culturelle et musicale « El Djazira »,  présidée par Brahim Bahloul, £uvre à la préservation et la promotion du  patrimoine musical andalou et la variété algérienne, à travers la formation  dans des classes à plusieurs niveaux, la multiplication des échanges et la  participation aux différentes manifestations nationales et  internationales.

 

APS

Karim Arhab
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