le film « La route d’Istanbul » dépeint une facette de l’expansion du radicalisme en Europe

le film « La route d’Istanbul » dépeint une facette de l’expansion du radicalisme en Europe

Le film « La route d’Istanbul » du réalisateur algérien Rachid Bouchareb, projeté dans le cadre de la compétition des longs métrages au Festival international d’Oran du film arabe, traite une facette du radicalisme qui prend de l’expansion en Europe.

Cette œuvre cinématographique aborde un thème dramatique reflétant la réalité amère dans de nombreux pays arabes par le fait d’idées extrémistes incitant à la violence et à l’effusion de sang.

Produit dans la période entre 2015 et le début d’année courante, ce film retrace l’histoire d’une femme belge menant une vie paisible avec sa fille unique qui, influencée par la pensée radicale d’un jeune, décida de l’accompagner un jeune en Syrie pour le djihad.

Informée par la police, la mère subit un choc. Sa vie se transforme en calvaire et elle décida de se rendre en Syrie en passant par la Turquie, dans un périple comportant beaucoup de risques et dans l’espoir de retrouver sa fille et la convaincre à retourner au pays.

Cette œuvre cinématographique, qui utilise des acteurs européens et arabes dont des algériens, reproduit des scènes de destruction auxquelles sont exposées des régions en Syrie et décrit les méthodes d’embrigader des jeunes et de les enrôler dans la spirale du radicalisme et de l’obscurantisme.

Quatre romanciers dont le réalisateur et l’écrivain Yasmina Khadra ont écrit le scénario de ce film de 92 minutes, qui véhicule les valeurs de solidarité, de fidélité, d’amitié et de sacrifice.

A l’issue de la projection, le critique de cinéma Ahmed Bedjaoui a animé un débat avec les journalistes en remplacement du réalisateur absent et en présence d’un acteur du film, l’algérien Fawzi Saichi.

Au sujet de la programmation de ce film s’exprimant en langue française dans un festival consacré au film arabe, M. Bedjaoui a expliqué que cette œuvre traite de la réalité arabe et qu’elle a été financée totalement par un producteur étranger.

Le tournage du film a eu lieu à 80 pour cent dans la wilaya de Tlemcen et le reste des séquences ont été filmés en Belgique, a-t-il fait savoir.

L’autre film projeté en compétition du FIOFA est « Khoussouf » de Fadel Hariri de Tunisie, qui relate l’histoire d’un inspecteur de police chargé d’enquêter dans une affaire de crime, où est melé un réseau terroriste qui recrute pour la Syrie.

Dans le cadre de la première journée de la compétition des longs métrages, a été programmée également la projection, à la salle de cinéma « Maghreb d’Oran, du film irakien « Samt erraii » (Silence du berger) du réalisateur Raad Mechtet qui aborde l’histoire d’une société où se mêlent la vie rurale et les interdits.

« La route d’Istanbul » de Rachid Bouchareb primé au Festival du cinéma africain de Khouribga

RABAT – Le long métrage de fiction « La route d’Istanbul » du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb a remporté le Prix du meilleur scénario au 19e Festival du cinéma africain qui a pris fin samedi à Khouribga (Sud-ouest du Maroc), rapporte la presse marocaine.

En compétition officielle avec quatorze autres longs métrages issus de douze pays, le film sorti en 2016 évoque le calvaire d’une mère pour récupérer sa fille partie en Syrie pour rejoindre les groupes terroristes, et la convaincre de revenir en Belgique, son pays natal.

Par cette oeuvre coproduite par l’Algérie, la France et la Belgique,, le réalisateur d' »Indigènes » traite de la radicalisation et de l’extrémisme à travers l’histoire d’une adolescente qui, influencée par la pensée radicale d’un jeune, décida de l’accompagner en Syrie.

Coscénarisé avec l’écrivain Yasmina Khadra, Olivier Lorelle et Zoe Galeron, le film qui a participé à la dernière Berlinale 2016, se veut un récit sur le désarroi et la souffrance des parents de « djihadistes », selon son réalisateur.

Quinze films ont concouru pour décrocher les différents prix de la compétition officielle, dont le jury est présidé par le sociologue français Edgar Morin.

Le Grand prix du festival est revenu au film éthiopien « Lamb  » de Yared Zelek, alors que le réalisateur marocain Said Khallaf s’est adjugé le Prix spécial du jury pour son film « A mile in my shoes ».

Fondé en 1997, le festival du cinéma africain à Khouribga vise à promouvoir le cinéma africain, représenté à travers ses cinéastes et leurs nouvelles productions.

aps

Issam Saidi
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