L’astronaute Thomas Pesquet va faire de l’art en apesanteur

L’astronaute Thomas Pesquet va faire de l’art en apesanteur
Le spationaute Thomas Pesquet réalisera une performance artistique dans l'espace. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Lors de son séjour de 6 mois à bord de la Station spatiale internationale, le spationaute Thomas Pesquet réalisera une expérience artistique et poétique.

« TELESCOPE INTERIEUR ». C’est le nom de la performance que réalisera le spationaute français,Thomas Pesquet, lors de son séjour à bord de la Station spatiale internationale qui débutera fin 2016 pour une durée de six mois.

On doit cette initiative au Laboratoire arts-sciences du CNES (le Centre national d’études spatiales) qui a recruté pour l’occasion l’artiste Eduardo Kac. Ce dernier a imaginé une… ‘poésie spatiale’. En quoi cela consiste-t-il ? Eduardo Kac tente une explication : « La ‘Poésie Spatiale’ est une poésie performative, puisque le corps du lecteur, alors en apesanteur, est engagé dans une expérience de lecture kinesthésique (où l’on est conscient de la position de son corps, comme de ses mouvements, dans l’espace. NDLR).

Les poèmes spatiaux sont semblables aux œuvres d’arts visuels dans la mesure où ils ne sont pas destinés à être imprimés dans un recueil mais à flotter en apesanteur. Ils contiennent peu de mots (leur charge sémantique est décuplée par l’exploration des réactions de la matière en apesanteur) mais engagent la participation directe du lecteur » explique l’artiste.

Télescope intérieur se matérialise « par deux formes découpées dans du papier qui, une fois lancées en apesanteur et d’une manière que seule permet l’absence de gravité, composent les trois lettres du mot « moi » », explique le CNES dans un communiqué.

En inscrivant dans son programme de recherche à bord de l’ISS un dispositif poétique, l’Agence spatiale européenne veut rappeler qu’explorer et expérimenter ne sont pas l’apanage des sciences et techniques, et que la culture et la création artistiques forment une composante majeure de la vie humaine, notamment dans un environnement qui la force à se réinventer.

Afin de partager avec le grand public cette expérience et les questions qu’elle soulève, un film documentaire sera réalisé et présenté pour la première fois lors du festival Sidération au siège du CNES en mars 2017.

Joël Ignasse

sciencesetavenir.fr

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