Festival du cinéma d’Alger: la qualité prime en dépit des difficultés financières

Festival du cinéma d’Alger: la qualité prime en dépit des difficultés financières
Photo-APS-Archives

ALGER – La 7e édition du Festival international du cinéma d’Alger (FICA), dédiée au film engagé sera marquée par la projection de 17 films, en sus de deux films hors compétition choisis pour leur qualité et le thème traité, et ce en dépit des difficultés financières rencontrés, ont affirmé, lundi à Alger, les organisateurs du festival.

Organisée du 1 au 8 décembre, la 7e édition du FICA verra la projection d’autres films ayant connu un franc succès lors de rendez-vous culturels internationaux pour les thèmes traités.

Au programme de cette édition, le film franco-britannique « I, Daniel Blake » du réalisateur Ken Loach qui a remporté la palme d’or lors de la dernière session du festival de Cannes.

Il est prévu également la projection des films « Cartas de guerra » (lettres de la guerre) du réalisateur portugais Ivo Ferreira sur l’émigration et « Mercenaire » (2016) du réalisateur français Sacha Wolff.

Cette 7e édition dédiée à la mémoire du leader cubain, Fidel Castro décédé vendredi, et considéré comme un symbole d’engagement et d’ouverture sur la culture sera marquée par la projection en avant-première du film « Ouled Mokrane » du réalisateur Amor Hakkar, seul film algérien  participant à la compétition officielle dans la catégorie fiction.

La commissaire du festival, Zahira Yahi a expliqué la faible participation algérienne à ce rendez-vous en raison du niveau des films proposés qui était, selon elle, en deçà du niveau requis.

Les amateurs du 7e art seront au rendez-vous avec la réalisatrice Yamina Salami qui présentera son film « I am Nojoom, Age 10 and divorced » (fiction) qui sera présente lors du festival.

Dans la case des films documentaires sont inscrits « Fuocoammare » (par-delà Lampedusa), d’Italie et « Ledjouad » du Sahara occidental.

Deux fictions seront projetées hors compétition. il s’agit du film américain « The birth of a nation » (naissance d’une nation) qui inaugurera le festival et « Le professeur de violon », du Brésil, qui lui clôturera la manifestation.

Les réalisateurs algériens Ameur Hakkar, yéménite Khadija Al Salami et colombienne Camila Rodriguez prendront part au FICA.

Lors de cette édition qui rendra hommage à la réalisatrice sahraouie Djamila Sahraoui, le critique de cinéma Ahmed Bejaoui animera deux ateliers le premier sur « l’engagement dans le cinéma entre appels et défis » et le second intitulé « Comment favoriser l’émergence d’un cinéma jeune en Algérie ».

Le réalisateur Abdelkrim Bahloul présidera le jury des films fiction. Fatima Zaamoum présidera le jury des films documentaires.

La commissaire du festival a évoqué dans une conférence de presse les difficultés financières auxquelles elle s’est confrontée durant la préparation de l’évènement. Faute d’aide du ministère de la culture, les organisateurs ont dû rechercher le sponsor auprès des entreprises publiques. Certains cinématographes ont été solidaires et offerts leur production à titre gratuit, a-t-elle dit.

A la question de savoir pourquoi seules les salles El Mouggar et la cinémathèque d’Alger abritaient les projections du FICA, elle a répondu que les autres structures n’étaient pas dotées du DCP (digital cinéma package).

 

APS

Karim Arhab
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