Wall Street soulagée de la détente entre Pékin et Washington

Wall Street soulagée de la détente entre Pékin et Washington
Le président américain Donald Trump a salué lundi le « GRAND bond en avant » des relations avec la Chine après le sommet de Buenos Aires, au cours duquel il a concédé une trêve de 90 jours dans sa guerre commerciale avec Pékin. PHOTO RICHARD DREW, AP

AFP Washington

Wall Street progressait nettement lundi à l’ouverture, réconfortée par la trêve commerciale conclue entre la Chine et les États-Unis à l’issue du G20 de Buenos Aires.

L’ampleur de la hausse s’effritait toutefois un peu dans les premiers échanges.

Vers 10h10, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, prenait 1,30 %, à 25 870,78 points après avoir pris jusqu’à 1,73 %.

L’indice NASDAQ, à forte coloration technologique, avançait de 1,46 %, à 7437,64 points.

L’indice élargi S&P 500 gagnait 1,07 %, à 2789,75 points.

La place new-yorkaise avait déjà fortement avancé la semaine dernière, optimiste quant à une percée dans ces négociations et profitant d’un léger changement de ton des responsables de la Banque centrale américaine : le Dow Jones (+5,16 %) avait enregistré sa plus forte progression hebdomadaire depuis 2016, le NASDAQ (+5,64 %) et le S&P 500 (+4,85 %) depuis 2011.

Le président américain Donald Trump a salué lundi le « GRAND bond en avant » des relations avec la Chine après le sommet de Buenos Aires, au cours duquel il a concédé une trêve de 90 jours dans sa guerre commerciale avec Pékin.

À l’issue d’un dîner, les dirigeants américain et chinois sont convenus pour le premier de suspendre l’imposition de nouveaux tarifs douaniers pendant près de trois mois pour encourager des négociations alors que le second s’est engagé à acheter plus de produits américains.

« Cela a été suffisant pour calmer ce que de nombreuses personnes commençaient à appeler une nouvelle guerre froide », ont commenté les analystes de DataTrek.

Bond du pétrole

Baromètre de l’état des relations entre les deux pays en raison de leur importance sur le marché chinois, les multinationales Boeing et Caterpillar gagnaient respectivement 4,93 % et 3,13 %.

Les groupes chinois cotés à Wall Street accueillaient aussi favorablement l’accalmie dans les relations : Alibaba prenait 3,04 %, Baidu 2,51 % et JD.com 5,16 %.

Cette détente a également fait bondir les places chinoises, l’indice composite Hang Seng de la Bourse de Hong Kong grimpant de 2,55 % à la clôture et l’indice composite de référence de la Bourse de Shanghai avançant de 2,57 %.

À Paris, le CAC 40 avançait de 1,08 %.

Malgré l’optimisme retrouvé des investisseurs, « les détails de la trêve temporaire entre les deux pays sont plutôt minces », ont tempéré les analystes de DataTrek.

« Les annonces chinoises ont été brusques et manquent de détails importants », a estimé pour sa part Chris Low de FTN Financial.

Du déséquilibre massif des échanges entre les deux pays, aux accusations américaines de violation de la propriété intellectuelle et de transferts forcés de technologies, nombreux sont les sujets encore sur la table.

Cette situation justifiait une légère accalmie sur les cours dans les premiers échanges lundi après une ouverture euphorique.

« Tout cela signifie que nous allons continuer à vivre avec de nouveaux gros titres et tweets présidentiels jusqu’à début 2019 au bas mot », a résumé DataTrek.

Sur le marché obligataire, le taux de la dette à 10 ans des États-Unis montait à 3,026 % après être repassé sous la barre des 3 %, à 2,988 %, vendredi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,317 % contre 3,290 % en fin de semaine dernière

Parmi les autres valeurs du jour, les groupes liés à l’industrie pétrolière profitaient d’un bond des cours du brut de plus de deux dollars : Chevron progressait de 1,94 %, ExxonMobil de 1,47 %, ConocoPhillips de 2,67 % et Schlumberger de 2,16 %.

Les dirigeants russe et saoudien ont renouvelé lors du G20 leur alliance pour contrôler le marché, augmentant les chances d’un accord de réduction de la production par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires lors d’une réunion à Vienne vendredi.

 

Sabrina Lallemand
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